‹ Le Grand Palais de Constantinople et Le Livre des CérémoniesChapitre 77 sur 145 · Theoph. Cont., II, 42, p. 140-142 ; Leo Grammat., p · texte numérisé non relu

Theoph. Cont., II, 42, p. 140-142 ; Leo Grammat., p

2. Cer., I, 66, p. 298. Une partie du cortège de l'empereur, les spatharocubiculaires et les cubiculaires se tenaient dans la conque, sur la marche. Le velum, par lequel sont introduits les personnages qui viennent acclamer l'empereur, doit être la portière, suspendue à la porte d'argent par aquelle ils sortent ensuite avec le basileus. Cette porte, d'après Theoph. Cont. (loc. cit.), était la porte centrale, placée à l’ouest du Triconque et conduisant au Sigma. Après la réception, les mêmes personnages, qui avaient acclamé l’empereur avantla réception, rentraient au Triconque etsetenaient sur deux files. L'empereur allait ensuite se placer devantla marche (Baluts) de la conque du triclinos ; après avoir quitté'son costume d’apparat, il sortait du Triconque (Cer., 1, 66, p. 299-300). Le Triconque ayant la même orientation que le Chrysotriclinos, avec une entrée à l'ouest, la conque: où se tenait l'empereur doit être l’abside orientale.

3. Le Continuateur de Théophane (IT, 43, p. 142-143) mentionne, en face de la porte d'argent, une voûte (6poy1) soutenue par quatre colonnes de marbre vert de Thessalie. C'était probablement le ciborium sous lequel était placé le trône.

4. Cer., I, 66, p. 299 ; IT, 18, p. 600 ; I, 67, p. 303. Parmi les personnages de la suite, les uns se lenaient devant les portes du Triconque ; certains, devant la troisième porte du Triconque ; d'autres, de chaque côté du basileus, sur les pulpila en marbre, et de chaque côté du pulpitum, près des portes. Les fuotäes qui sont signalées ici sont peut-être les portes

place de la phiale où l’on descendait par des marches (Bé0oœ)!.

Ainsi, les deux salles du Triconque et du Sigma commuaiquaient par trois portes. Elles avaient toutes deux un sous-sol qui devait être de niveau avec le sol de la phiale?. L'élage supérieur du Sigma, la salle dont le Loit était soutenu par quinze colonnes et où se dressait le trône impérial, s’ouvrail sur la place de la phiale, qui était à ciel ouvert (éxabocv rt xat SEdegov).

Au Sigma se trouvait encore un oratoire, consacré à saint Jean. Quand l'empereur traversait le Sigma, c'est devant cette chapelle que se tenaient les dignitaires et les fonctionnaires, qui le recevaient et l’accompagnaient pendant la procession“.

latérales, qui flanquaient la porte centrale s'ouvrant du Triconque sur le Sigma. Elles auraient été plus petites que -la porte centrale par laquelle passait l'empereur.

1. Cer., II, 18, p. 600. Pendant la réception, un des basiliki descendait dans la phiale par les marches; de même les grands domestiques (Cer., I, 66, p. 299). Le péripatos de la phiale était l’espace circulaire autour de la phiale, où l’on dansait.

2. Cer., IT, 18, p.601. Ce texte mentionne aussi le styrax signalé par Theoph. Cont., III, 42, p. 140. Il est appelé ici Ekwov otusérov; C'était un escalier en bois qui faisait communiquer le premier étage du Sigma avec son sous-sol. Ce sous-sol devait être au même niveau que la place de la phiale et communiquer avec elle. Après les danses qui avaient lieu dans la phiale, le protovestiaire du basileus descendait du Sigma par l'escalier de bois et apportait de la part du basileus, l’'apocombion, les largesses impériales, aux personnages qui se tenaient sur la place de la phiale.

3. Theoph. Cont., III, 43, p. 141. Les quinze colonnes du Sigma devaient former autour de la salle une colonnade (xeotoruloc). Le péripatos, qui se trouvait à l'étage inférieur, doit être aussi une colonnade de dixneuf colonnes, formant galerie autour du sous-sol. Ce péripatos doit être distingué du péripatos de la phiale(Theoph. Cont., IIT,42, p.140; Cer., IT,18, p. 600). La phiale est appelée par Théophane Continué, phiale mystique du Triconque. Elle est ainsi désignée dans le livre des Cérémonies (Cer., MALE EI GOUERT 0 DAS SENTIR 064000 MLE Rp AGO ENS 2 D CSS ET, 32, p. 174). Mais elle est appelée aussi phiale mystique du Sigma, ou phiale du Sigma (Cer., I, 42, p. 216; If, 18, p. 602) ; une fois, elle porte le nom des deux édifices voisins: c'est la phiale mystique du Triconque, du Sigma (Cer., II, 21, p. 617). Elle est désignée aussi sous le nom de Sigma. Ainsi, la veille d'une réception, les deux factions se rendaient au Sigma pour y danser ; puis les personnages montaient sur les marches (Bbox) qui de la phiale conduisaient au Sigma. Ils se trouvaient donc auparavant sur la place de la phiale (Cer., I, 62, p. 278-279 ; cf. IT, 18,

à 4. de I, 66, p. 297-298 ; I, 68, p. 309-310. Le Sigma où l'empereur était

Théophile construisit autour du Triconque et du Sigma un vaste ensemble d'édifices. A l’ouest du Sigma, près des marches de la phiale, plusieurs constructions se dressaient : le Pyxitis (Iuä+ne), sur l’un des côtés duquel étaient gravés des vers d’un asecretis, Étienne, surnommé Capetolitos: plus haut, un autre triclinos, sans nom, élait réservé au clergé impérial! (pl. 32 Ci.

Quand on venait de l’église du Seigneur, on rencontrait le Carianos (Kapravé), ainsi appelé parce que, dès l'escalier, le marbre blanc de Carie, qui recouvrait le sol, le faisait ressembler à un large fleuve. Il avoisinait le Triconque* (pl. 32 E). Vers l’est, sur le côté gauche du Sigma, s'élevait l'Éros (‘Eew<) que Théophile utilisait comme dépôt d'armes; sur les murs étaient représentés des boucliers et des armures (pl. 32 D}. Plus loin, vers l’est, un autre triclinos, le Margaritis (Mapyaotrns), la Perle, avait son toit sou-

reçu (cf. Cer.,[,1,p.7), est appelé, dans ces deux textes qui mentionnent le sanctuaire de Saint-Jean devant lequel se tiennent les personnages, hémicycle du Triconque et hémicycle de la phiale mystique du Triconque. Le Sigma à forme demi-circulaire était ainsi appelé à cause de la proximité du Triconque et de la phiale. Il est souvent désigné sous ces noms (Cer., 1,35. pALSOL LI 68 Ep 8001 82 por ALTO pe SEE INT ME OT Comme le Sigma était situé près de l’Abside, il est aussi parfois appelé hémicycle de l’Abside et il est identifié avec l’hémicycle du Triconque (Cer., I, 72, p. 360; I, 26, p. 143 ; I, 23, p. 128 : Quexbxltoy te ‘Adidoc you toù Tpwxdyyou). Sur l’Abside, v. plus bas. Labarte, Palais, p. 69, 149, prétend que le Triconque avait la forme d’un hémicycle sur le contour duquel s'ouvraient trois absides (pl. IT, n° 73). Cependant, le sens du mot triconque est défini très exactement par Théophane Continué, III, 42, p. 140. Labarte a fait ainsi une confusion entre l'hémicycle et le Triconque. La situation du Triconque par rapport au Sigma (pl. II, n° 71) et à la, phiale (pl. IT, n° 61) est exactement établie. Paspatis, Avérrooæ, p. 190 adopte une disposition analogue à celle de Labarte. Sur son plan, le Triconque a aussi la forme d'un hémicycle. M. Reber, Karol. Palast. p. 762, a identifié l'hémicycle avec le Sigma, mais il a confondu la salle du Triconque avec la salle du Sigma. Bjeljaev, Byzantina, I, p. 90-91, a distingué avec raison le Triconque du Sigma qu'il identifie avec l'hémicycle mais il fait à tort du Sigma une terrasse (heliacon) à ciel ouvert, au bas de laquelle s'étendait la place de la phiale. Le Sigma, comme le Triconque, était une salle dont le toit était soutenu par quinze colonnes.

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