‹ Le Grand Palais de Constantinople et Le Livre des CérémoniesChapitre 9 sur 145 · Eusèbe, ibid., IV, 33, p · texte numérisé non relu

Eusèbe, ibid., IV, 33, p

4, Eusèbe, ibid., IV, 22, p.125; IV, 23, p. 126.

librement dans sa demeure. Eusèbe pouvait dire de cette cour qu'elle était l’image de la royauté du Christ!.

Déjà à cette époque, l'empereur s’'entoure des marques extérieures de la puissance. Il se fait accompagner d'une nombreuse suite qui chante ses louanges et le proclame trois fois bienheureux?. Il apparaît revêtu de pourpre brodée d'or et de fleurs. Le diadème autour de sa tête forme une auréole ?. Dans sa maison, l'empereur resplendit comme un soleil, répandant sa lumière sur tous ceux qui l’approchent ‘.

La royauté terrestre étant l’image du royaume céleste”, l'empereur habitera dans un palais resplendissant. Au ciel, le grand basileus a pour trône la voûte céleste et pour marchepied la terre. Les puissances supra-terrestres montent la garde à ses côtés ; le chœur des anges, des archanges forme autour de lui un cercle de lumière ; la divine théorie des Incorporels chante des hymnes en l'honneur du Roi des Rois. Au seuil du palais céleste, dans le ciel bleu, roulent le soleil, la lune et les étoiles ; par la lumière qu'ils répandent dans les régions obscures du ciel, ils annoncent la gloire et la splendeur de la demeure où habite le Maître de l'Univers 6.

Sur la terre, l’empereur apparaîtra assis sur un trône resplendissant d’or el de pierres précieuses, entouré d’une suite brillante et de satellites, ses gardes du corps, qui entonneront les acclamations et les hymnes. Son palais resplendira de l'éclat des marbres et des mosaïques, des pierres précieuses et des étoffes brodées d’or. Le représentant de Dieu ne pouvait assez se séparer de l'humanité par des formes imposantes etsolennelles, parun luxe éblouissant. . Eusèbe, ibid., III, 15, p. 84.

. Eusèbe, ibid., I, 22, p. 18.

. Eusèbe, tbid., IV, 66, p. 145 ; Panégyr., N, p. 205.

. Eusèbe, Vifa Const., I, 43, p. 28.

…Eusèbe, Paneégyr. Prol)p:196,:%1 np. 199%/1T1/p 201:

. Eusèbe, Panégyr., I, p. 196-197.

. Eusèbe, Vita Const., I, 22, p. 18; IV, 18, p.121; Panégyr., IX, p. 220.

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Le grand palais que Constantin construisit! fut agrandi par ses successeurs el finit par former une véritable ville.

Aucun auteur n’a laissé une description complète et systématique de cet ensemble de constructions. Les mentions souvent {trop brèves de la plupart des historiens et des chroniqueurs, des pèlerins et des voyageurs ne permettent pas de saisir toute la complexité ni le caractère de ces monuments. Quelques auteurs, cependant, ont laissé des descriptions assez exactes de certains édifices palatins.

Au sixième siècle, Procope, dans son trailé de Aedificiis, raconte comment Justinien reconstruisit l'entrée et les abords du palais consumés par le terrible incendie, allumé pendant la sédition de Nica (532) ?. Vers la même époque, le poète Corippus donnait, dans son Panégyrique de Justin IT, quelques indications très précieuses sur la cour où il vivait 5.

Plus tard, un chroniqueur anonyme dont l'ouvrage, composé sur l’ordre de Constantin Porphyrogénète, forme le livre IT de Théophane Continué, a décrit les nombreuses constructions que l’empereur Théophile éleva au palais dans le deuxième quart du neuvième siècle. Constantin VII, dans la Vie de Basile I*,se chargeait du soin d’énumérer en détail tous les édifices dus à la magnificence de son aïeul”, et de décrire à nouveau les splendeurs de la Nouvelle-Église, célébrée par le patriarche Photius.

Luitprand, ambassadeur du roi Bérenger à la cour de Constantin VII puis à celle de Nicéphore Phocas, vit le palais au moment de l'apogée de la dynastie macédoniennef. Ses descriptions, où se reflètent son admiration naïve ou

1. Preger, Script. Orig. Const, t. I, p. 18; Malalas, Chron., XIII, p. 320 ; €Chron. Pasch., p. 528.

2, Cf K. Krumbacher, Gesch. der byz. Liti.?, p. 2382.

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