CHAPITRE XXI
Sa pénitence en général ^ et ses mortifications extérieures.
Qtja>d je pense à la pénitence de M. de Quériolet, il me vient la même pensce qu'avait autrefois le grand saint Grégoire , pap:^, en coiisidorant celle de l'a Madeltii.e, ce iniioir ravissant des Pënitens, et j'ai plus d'envie de pleurer que de in'arrèter à en parler j car ell? est si publique, si insigne et û proiiigieusn, qu'elle mérite mieux le nom de miracle que d'exemple qu'on puisse imiter,
Vovez les premières démarches qu'il a faites tlons ces sentiers épineux , et je suis assuré que vou« ne vous éloignerez pas de mes senlimens.
Il y entra parce vœu, autant austèiequ'irrémissibîe, de faii-e pendant le re? te de sa vie le plus de mal à son corps qu'il pourrait, et à son prochain le plus de bien qu'il lui serait possible.
Pour cet effet, il n'envisagea plus son corps que comme celui d'une pauvre bête de charge, le chargeant des plus pesans et des plus vils fardeaux , et l'ex- 1 posant, comme une cuirasse, à l'épreuve de toutes sortes de coups et de dard 5 mais sans raisonner ni dire aucun mot. S'il fallait rapporter tous ceux qu'il a reçus de la part des démons et des hommes animés par ces esprits enragés, il faudrait un volume entier.
Sans parler maintenant de ses prières, de ses jeûnes, de ses aumônes et de ses pélerinageti, qu'il a tous excellemment pratiqués, et que nous citerons chacun
( 91 ) rn son lieu; je dirai seulement en ce chapitre , que, voulant accomplir le vœu qu'il avait fait de maltraiter son corps jusqu'à !a mort, et consifïérant les plaisirs où il l'avait plonge, il inventa à proportion ai:tant de genres de tourmens pour le faire souôrir. Au lieu de ses lits mollets et de duvet, il !e faisait coucher souvent à plate terre, sur les pavés pour l'ordinaire, pendant tous ses grands pèlerinages. Étant dans sa maison, il couchait le plus souvent habillé, ou bien sur une chaise, sans autre oreiller que la table ou quelques livres pour appuyer sa tête. Au lieu de ces habits de soie et d'écarlate, et de ses chemises si fines, il n'en portait plus que de la plus rude et de la plus grossière toile, encore ne les changeait-il point; mais il les laissait pourrir desueur dans ses voyages de S ou 6 mois. De sorte qu'elles étaient comme des cuirs après qu'où les lui avait ôtées de dessus ses épaules, toutes ocoreliées et mangées de vermine; ainsi que nous avot)s remarqué dans nos couvens de Paris et de Rer.nes , où l'on a conservé long-temps ces tristes , mais précieuses dépouilles de pénitence et d'austérité.
Il a avoué lui-même qu'en un de ses voyages d'Italie, pendant les grandes chaleurs de Tété , il fut tellement incommodé de la vermine que, se trouvant proche du Tibre, il fut obligé de s'y laver pour la faire tomber; mais qu'en passant la main sur son corps à cet effet, il en enleva toute la peau qwi était toute empoulée et noire de pourriture. Ses habits étaient pour l'ordinaire tout déchirés; et quand il en avait de plus commodes il les donnait aux pauvres qui lui demandaient la charité ; de sorte que souvent on a été obligé de l'habiller de nouveau dans quelques-unes de nos
(92 ) malsons où il passait en cet état. Ses souliers étaient tous cousus de maillettes qui perçaient la semelle d'outre en outre et lui piquaient les pieds. Avec cette incoîîiinodilé , et la goutte qui lui était déjà ordinaire, il faisait néanmoins dix lieues tous les jours, et s'il ne le pouvait de jour il employait une partie de la nuit à le faire, parce qu'il s'était prescrit cette règle, de ne pas s'arrêter plutôt sans une extrême nécessité.
Il fit promesse à Dieu par vœu de se tenir à genoux tous les jours l'espace de sept ou liuit heures pendant sept ans, et il continua tellement cet exercice, qu'où l'y a souvent remarqué cinq à six heures de suite ; si bien qu'il se forma de gros calus à ses genoux , et nous observâmes pendant sa dernière maladie, comme il fallut le saigner au pied , qu^il avait un gros corps pointu au milieu d'un genou , qui lui était venu pour s'être tenu trop long-temps en celte posture, et avec cela il était bien éloigné de se plaindre de cette incommodité j au contraire , la curiosité et la dévotion tout ensemble, m'ayant porté à lui demander comment il se pouvait tenir à genoux, il me témoigna que cela n'était presque rien et qu'il n'en ressentait • aucune difficulté.
Au commencement qts'il n'était pas encore accoutumé à cette posture ,. il s'y forma une grosse loupe qui , ayant été négligée, s'apostuma et se corrompit de telle sorte , qu'on fut sur le point de lui couper la cuisse, de peur qu'il ne s'y engendrât une gangrène; mais, comme on était résolu d'en venir à cette opération, il y trouva lui-même un remède plus doux et plus parfait, ce fut une prière pleine de cou- Gance qu'il fît au glorieux saint Joseph, et qui lui ob-
( 03 ) tint sa gue'rison , ainsi qu'il l'a tlcclarc lui-même. i\vaiit passe tant de temps autrefois à se friser et à se faire relever la moustache, jamais depuis son vœu , ni fers, ni peignes ne furent mis sur sa tête, sinon pour l'extrême nécessité , se faisant faire la barbe et les cheveux simplement- La nuit il ne portait ni calotte, ni bonnet, couchant la tête nue , et il ne se servait point non plus de gants, nonobstant les injures de l'hiver et les grandes chaleurs qu'il souffrait en été dans tous ses longs voyages. Il a souvent dit que cette petite mortification de ne porter point de gants , lui était une des plus cuisantes qu'il pût souffrir, tant autrefois il avait eu d'attache à se conserver les mains belles.
Il ne voulait plus pour odeurs et parfums que les plus grandes infections dos malades de toutes sortes d'infirmités , ayant fait un hôpital de sa maison ; et toucher les galeux et les teigneux , était pour lui ce qu'il y avait de plus agréable et de plus délicieux. On le voyait prendre un plaisir inexprimable à frotter la tête de ces pauvres et puantes personnes, tellement qu'on assure qu'il en avait guéri par ces mé'dicamens si pleins de charité.
En effet, dans un de ses vovagssde Rome , il rencontra en chemin un pauvre prêtre qui avait les genoux tout pourris, il s'associa avec lui et lui fit compaguie , afin de l'assister et l^'aider a marcher. Au commencement ils mangeaient chacun dans un plat en particulier et couchaient dans des lits séparés , mais dans la suite la pensée étant venue à M. de Quériolet que Dieu lui avait donné ce pauvre prêtre pour son compagnon, il né voulut plus qu'il en usât ainsi; ce qui l'obligea dès l'instant à boire, manger et coucher
(94 ) avec lui 5 et cela fut si agréable à Dieu, que ce pauvre prêtre et iufirme se trouva incontineut guéri. Il lui arriva une chose semblable , mais plus admirable que celle-ci, au sujet d'un pauvre tout couvert de lèpre, lequel étant ajrivc un soir dans sa maison, qui était si remplie de pauvres malades qu'il ne se trouvait plus aucun lit qui ne fût occupé; il s'avisa par une fainte inspiration, non pas seulement de lui céder son propre lit par une compassion et charité toute pure, mais aussi de le coucher avec lui , afin de le réchauffer et de se mortifier en même temps , sans se mettre en j)eine du péril où il se mettait de gagner cette horrible maladie ; qu'il paraissait plutôt souhaiter que craindre , tant il avait un grand désir de souffrir pour Dieu. Mais Notre-Seigneur, tout miséricordieux, ne per:r,it pas que cela arrivât, au contraire, il guérit entièrement le malade, qui se leva le lendemain matin avec une parfaite santé.
Le pain le plus grossier et l'eau claire , avec quelques fruits, étaient sa nourriture, au lieu de ces viandes exquises et de ces vins délicieux dont il se traitait autrefois. Il avait encore une pratique pendant tous ses pèlerinages , c'était qu'il ne mangeait point ju'^qu'au soir, si la pure nécessité ne l'obligeait de prendre quelque morcpau en passant, de crainte que le cœur et toutes les forces ne lui manquassent dans le reste du chemin qu'il avait à faire. Lorsqu'il était obligé de loger dans quelque hôtellerie il faisait préparer un bon souper, mais ce n'était pas pour lui, car si on lui servait quelques viandes auxquelles son appétit se portât avec, trop d'avidité ou de délicatesse, il s'en privait ordinairement par mortification de ses
(9o ) sens et pour l'amour qu'il portait aux pauvres, auxquels il les distribuait tle srs propres mains. I! a dit lui-même que lorsqu'il so trouvait par nécessité dans une compagnie, où il était obligé de se nourrir de ces TÎandes délicieuses, parce qu'on n'en servait point d'autres, tous ces morceaux étaient assaisonnés d'amertume dans la pensée qui lui revenait de tous les festins et de la bonne chère qu'il avait faits autrefois, dans lesquels il avait beaucoup de viandes dont les pauvres eussent pu être substantés , et que celles qu'il mangeait alors eussent été lors mieux employées à leur donner. L'ne des fois qu'il fit le voyage de Notre-Dame de Lorette, où il arri> a un peu avant raidi , il se sentit fortement pressé de la faim, et il lui prit envie de cbercher une hôtellerie pour f.e rafraîchir et pour prendre quelque morceau*, mais comme il avait plus de faim et d'appétit ponr la mortification que pour la commodité de son corps, il sut si bien lui persuader qu'il attendiait bien, tantôt une beure , tantôt deux pour manger, qu'enfin il le fit jeûner jusqu'après le soleil couché, le trompant ainsi dans son attente, aussi bien que le démon qui croyait venir à bout de le faire manquer à sa résolution.
Quand il trouvait quelque mauvais chemin en faisant ses voyages, il ne s'amusait pas à prendre des détours poui' chercher des passages plus aisés et plus beaux , mais il se déchaussait seulement et passait à pied-nus, d isa ut à son corps : « Tu as voulu a utrefois être bien chéri 5 ta as voulu porter desbol fines bien tirées, '1 faut maintenant l'en faire de boue j)i et il ne se rechaussait pas qu'il ne fut au lieu de son gîte , où il n'arrivait le plus souvent qu'à deux heures de nuit. Il al-
96 ) lait quelquefois en cet équipage trouver son Directeur, qui l'a dit depuis à plusieurs personnes dignes de foi. Le même Père nous a dit encore qu'une autre fo!s notre Pénitent vint à lui dans un état bien plus pitoyable, je ne sais qui l'y avait réduit, ou la flamme d'un ardent amour, ou la violence qu'il s'élait faite pour résister à quelque tentation brûlante, ou peutêtreTune etl'autre ensemble. Tantilyaqu'après avoir passé nu-picds et nu-jambes au travers des ronces et des épines qui les avaient décbirées et ensanglantées de tous côtés , il n'y avait point mis d'autre appareil, sinon qu'il les avait enfoncés jusqu'aux genoux dans la fange d'un étang, ayant fait une emplâtre ou une croûte de cette boue mêlée de son sang. Non content de cela, le soir étant venu il voulut encore voir en quel état étaient ses plaies , et de peur qu'elles ne fussent trop tôt guéries, il prit un couteau, et, comme un autre Job , avec le trancliant racla et abbatit toutes ces croûtes de boue et de sang mêlées ensemble pour renouveler ses premières blessures ; après quoi s'étant coucbé en cette posture, il se leva le lendemain au matin sans avoir aucune plaies, ni ressentir aucune douleur.
Le démon qui épiait continuellement ses pas, lui tondait partout des pièges, afin de le faire succomber ; il le tourmenta deux fois entre autres , et lui suscita des tentations de la chair tout-à-fait horribles. Mais ayant toujours son recours vers le Ciel, et ayant imploré l'assistance de la sainte Vierge, sa puî?sante avocate, le secours des Anges et des Saints, il ne succomba jamais à aucune. Il ne se contenta pas d'être demeuré victorieux du démon et de la chair, car il
( 97 ) conçut une si grande horreur, non-seulement du péché qu'il n'avait pas commis, mais des sentiraens de la lenlalion que le diable mettait en lui malgré lui, qu'il se jeta une fois tout hahillé dans une fosse pleine d'eau , où il trempait jusqu'au cou , et y demeura jusqu'à ce que son corps fût presque dans l'impuissance de s'en retirer, à cause du froid et de la faiblesse qui l'avait réduit à la dernière extrémité Enfin, Dieu lui ayant néanmoins donné assez de forces dans sa faiblesse pour en sortir, il marcha encore plusirurs lieues dans ces habits tout trempés; et étant arrivé en cet équipage à une maison de condition où il fut reçu, il se mit à table comme les autres sans en i ien dire (effet admirable de la patience), et sans que personne de la compagnie s'aperçût du mauvais état diins lequel il était; l'eau ne paraissant pas sur le dessus de ses habits, parce qu'elle était un peu séchée et imbibée au -dedans par la longueur du chemin qu'il avait fait depuis, ce qui ne laissait pas de le bien incommoder; mais, enfin, Dieu qui ne voulait pas que la patience de son serviteur et la victoire qu'il avait remportée sur ses ennemis demeurassent inconnues, permit que la compagnie s'étant levée de table pour venir auprès du feu, où il fut contraint de prendre place, vit qu'aussitôt qu'il y fut, tous ses habits jetèrent une si épaisse fumée qu'elle le dérobait aux yeux de ceux qui étaient auprès de lui; ce qui les surprit étrangement, d'autant que le jour avait été assez clair et assez serein . de sorte 'que chacun ne pouvant croire à ce qu'il voyait, vint à tàter ses habits qu'on trouva tout pénétrés d'eau.
Il a avoué depuis que dans cette action il avait reçu
( 98 ) une (les plus grandes consolations qu'il eut jamais rue, et que, pendant le chemin , il se faisait reproche de ses misères passées et des soins, et dnspeinf^s qu'il s'était données pour se satisfaire, afin de plaire au monde et de contrnter les déréglemens de sa chair. Une autre fois il ne laissa pas d'être encore tenté d'impureté , penc4ant un des voyages qu'il fit à la Chapelle miraculeuse de sainte Anne, de laquelle il implora le secours, afin d'en être délivré, comme étant sa principale patronne après la sainte Vierge3 d'où vient que le démon confus de voir son entieprise inutile, lui dit au retour de son voyage, par la houche d'une possédée, que c'était fait de lui sans l'assistance de sainte Anne, parce qu'ils étaient autant ou plus de démons après lui, qu'il y avait de brins d'herbes par le cheuiia où il avait pas?é.
Sa musique et ses sons harmonieux étaient les clameurs f't les gémisseuiens des pauvrea^i des affligés, les pleurs des veuves et les cris des oi-phelins qu'il entendait contiuuellenifnt retentir à/ses oreilles dans sa maison. Et au lieu qu'auparavant il n'avait jaruais eu les yeuî. assez ouverts pour regarder h s personnes du fiexe, et mêm?^ les objets les plus infâmes : il fit un pacte avec eux de ne regarder aucune femme, ni parente, ni alliée, chassant aussi de son in^gination, autant qu'il pouvait, les vieilles idées et les représentations qui lui en pouvaient revenir. Il les tenait toujours baissés contre terre, et il pénétrait avec ceux de la pensée jusqu'au fond de l'abîme où il avait vu la place qui lui était préparée. Quoiqu'il ait fait quantité de voyages, et qu'il ail été dans les lieux on l*on voit les choses les plus belles et les plus curieuses
( 99 ) du monde, jamais on ne lui en a entendu rapporter aucune chose; ce cjul esl une marque infaillible qu'il ne s'amusait pas à la curiosité, qui n'est pour l'ordinaire qu'une perte de temps -, et, sans doute, il n'avait garde de le faire, puisque même il n'a pas eu l'envie de voir notre Saint-Père le Pape, deux ou trois fois qu'il a clé à Ronip, le pouvant commodément dans le temps de ses grandes mag^iilicences. Il se contentait de remarquer le chemin des églises, où il allait chaque jour faire ses sept stations.
Ayant éprouvé à son grand dommage le malheur que causcntles mauvaises compagnies, ilserésolutà unesévère solitude, allant d'une extrémité à l'autre; et s'étant contenté au commencement des r» traites domestiques et de cabinet, où il avait encore besoin d'y appeler des maîtres et des Directeurs; il alla ensuite en chercher d'étrangères et dans les forêts, xiiyantà dessein toutes sortes de compagnies , pour n'avoir point d'autre conducteur que l'Esprit de Jésus-Christ , avec lequel il conversait là seul à seul. Il y passait des quinze et vingt jours, sans prendre d'autre nourriture qu'un peu de pain qu'il quêtait en chemin , à mesure qu'il en avait besoin, et de l'eau des ruisseaux qu'il buvait à discrétion pour étancher sa soif; pendant qu'il nourrissait son âme d'une manne céleste. II n'avait pour toit que le Ciel, pour lit que la terre, pour couverture que de pauvres habits, pour matelas que l'herbe ou quelques feuilles d'arbres, et pour oreiller quelque caillou ou le «".oin d'un fossé.
C'est ce qui donna un jour occasion au démon de lui dire qu'il aurait la tête bien grosse s'il continuait de coucher dehors. Il y pleurait à loisir, nori-seule^
( iOO ) ment ses propres pecliés; mais encore ceux de tout le monde, disant quelquefois que la plupart des hommes, et lui tout le premier, vivaient comme si jamais ils n'eussent dîi mourir, et comme s'ils n'avaient point pc'clié. Ce sont en partie ses derniers sentimens que j'ai entendus de sa propre bouche.
Comme il avait une tjrande expérience des combats que nous avons à soutenir et des dangers où jious soumies de nous perdre, à peine pouvait-il prendre une heure de repos j levant les mains et les yeux vers le Ciel, comme un autre Moise, dans ces solitudes , pour opaiser la colère de Dieu et nous attirer ses béne'di étions.
Afin de tenir secret tous ses exercices et ses pénitences, il ne donnait jamais connaissance à ses domestiques des lieux où il allait > de peur qu'ils n'en fussent aux enquêtes, et dans l'attente de le revoir un jour plus tôt que l'autre; mais Dieu qui ne pouvait permettre que de si brillantes lumières demeurassent cachées long-temps, les a mises enfin sur le chandelier et en évidence.
Ceux qui voudront réfléchir sur l'eiitretien qu'il avait avec Dieu dans ses grands voyages qu'il faisait presque toujours seul, connaîtront que je ne fais qu'effleurer les plus rares circonstances de sa vie.
t% WV*\VWWW\W\WV< \WWVVVVVV\WW\WWVV\\W\WWWW\VVVV*V\*V VWk wvv