Ibid., 1. il, ch. m
dixième roi de la première .dynastie babylonienne, vingt-troi9 siècles avant l'ère vulgaire, une famine terrible et étendue pousse les peuples des bords du Tigre et de l'Euphrate vers l'Ouest, des hordes sémitiques s'arrêtent sur les rives les plus orientales de la Méditerranée et y fondent entre autres Tyr avec son temple de Melkarth le dieu urbain du commerce, et que les Grecs ont hellénisé en l'appelant Héraklès (Herkules). L'Héraklès tyrien fait le commerce de la petite industrie dans la Méditerranée, et par les colonies qu'il fonde, il faut sous-entendre des comptoirs et des emportes. Il va en Espagne, comme on sait, et dans les Gaules. On sait que les colonies phéniciennes de l'Ibérie étaient situées sur la côte orientale de l'Espagne (sur la Méditerranée). De là les Phéniciens passèrent dans la Celtique par le promontoire pyrénéen (cap Creux), et, laissant de côté les Cévennes, ils remontèrent le Rhodanus (le Rhône) où ensuite ils fondèrent Alésia*. Pline attribue à cette ville plusieurs inventions, entre autres le damasquinage ou le plaqué d'argent pour l'ornementation des harnais et des voitures 3 : cela rappelle l'industrie plus futile qu'utile que les Phéniciens exerçaient à un si haut et si prodigieux degré d'extension.
Mais avec le commerce, les négociants arabes introduisirent naturellement aussi leurs idées rétrécies et souvent fausses sur la religion. De là, cedruidisme ténébreux, cette absence de royauté que César nous fait