Céwr, Guerre des Gaules, 1. VI, ch. xxi
les autres dieux 1 : en d'autres termes, ils avaient des principes religieux vrais, utiles, fondés sur la connaissance des choses, et ils ne s'abandonnaient pas à des abstractions imaginaires, stériles, comme on en trouve chez les druides. Les Germains, comme les Grecs, n'avaient point pour prêtres une caste sacerdotale à part. Les chefs politiques pratiquaient , comme cela doit être, les fonctions de prêtres, tandis qu'on trouve chez les Celtes-Gaulois une hiérarchie ecclésiastique qui, en le trompant, tenait le peuple dans l'ignorance , le poussait à la superstition 1 et au fanatisme. Il y a donc de puissantes présomptions pour admettre un antagonisme religieux entre les deux nations et que cet antagonisme venait en aide à souhait au conquérant des Gaules ; aussi en profita-t-il.
Les envoyés des Rèraes avaient, comme nous l'avons dît, assuré à César que tous les Belges étaient en armes: les Bellovaques (peuple du Beauvaisis), les Suessions (du Soissonnais), les Nerves (du Hainaut et du midi de la Flandre), les Atrébates (de l'Artois), lesAmbiens (de la Picardie), les Morins (du Boulonnais), les Ménapes (de la Gueldre , du duché de Clèves et du Brabant hollandais), les Calètes(du pays de Caux en Normandie) , les Vélocasses (duVexin), lesVéromandues (du Vermandois), les Aduatiques (de la province deNamur), les Condruses(du Condrotz), les Éburons (du pays de Liège), les Cérèses et les Pémanes (du Luxembourg), compris