‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 103 sur 289 · César, Guerre des Gaules, 1. VI, ch. xxi · texte numérisé non relu

César, Guerre des Gaules, 1. VI, ch. xxi

2. Nalio est omnium Gallorum admodum dedita religionibus, <• toute la nation gauloise est très-superstitieuse. » César, Guerre des Gaulrs, I. VI, ch. xvi.

sous la dénomination commune de Germains , mirent sous les armes , contre César, deux cent quatre-vingtdix-huit mille hommes. Cette force confédérée, sous le commandement de Galba, roi des Suessions, s'était rendue aux frontières méridionales de la Belgique pour y recevoir César, qui s'avançait avec précaution et qui traversa l'Axona (Y Aisne) sur un pont qu'il trouva : là, dans le teritoire des Rèmes, il laissa un poste d'observation près du pont \ et sur l'autre rive, Q. Titurius Sabinus , son lieutenant , avec six cohortes ou trois mille hommes. Sur la rive du Nord, auprès et au-dessous de Pont-à-Vaire, il assit son camp qu'il fit fortifier d'un retranchement de douze pieds de hauteur et d'un fossé de dix-huit pieds de profondeur. César, qui n'avait avec lui que huit légions ou quarante mille hommes, fut assez prudent pour ne point livrer bataille à un ennemi qui était six fois plus nombreux que lui. Il se contenta d'empêcher les Belges de traverser la rivière pour couper ses communications.

Peu de temps après, Iccius, Rème de naissance et qui commandait la place de Bibrax (Bièvre), envoya dire à César que, s'il n'était promplement secouru, les Belges Payant attaqué, il ne pourrait tenir plus longtemps. Secourue, la place fut dégagée. Mais l'ennemi parut sur les rives de l'Aisne : César espérait que la faim amènerait sa retraite , ses grandes masses d'hommes ne pouvaient vivre longtemps dans un pays dont ils avaient fait presque un désert, quelque beau et fertile qu'il fût. Il espérait encore que si, selon leur habitude, ils s'éloignaient sans

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