‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 117 sur 289 · Dion Cassius, 1. XXXIX, ch. xxxiv · texte numérisé non relu

Dion Cassius, 1. XXXIX, ch. xxxiv

2. Jd.,1. XXXIX, ch. xxxv. — * Plutarque, Parallèle de Mcias et Crtu- *t«, ch. h.

HISTOIRE DK CÉSAK.

Atéius lui fit voir Aquilius Gallus couvert de sang : il avait élé blessé au moment où il fut expulsé de la curie. Quand les consuls, quiétaient en observation, virent ce qui se passait, ils arrivèrent avec une bande des leurs et tentèrent d'effrayer la foule : ils assemblèrent le peuple encore une fois et obtinrent ce qui concernait César, sans que les adversaires pussent l'empêcher 1 . Son proconsulat des Gaules fut prorogé pour cinq ans 2 et les grands de Rome furent obligés d appuyer cette prorogation.

Cicéron s'opposa sérieusement dans le sénat à la candidature de Vatinius à la préture; ce ne fut pas par inimitié contre lui, comme il le dit lui-même, mais par bienveillance pour M. Caton son compétiteur 3 . On peut élever des doutes cependant sur ce dire de Cicéron. Au retour de Caton de l'île de Chypre, il s'était établi du froid entre eux ; il ne le voyait qu'avec déplaisir prendre le rôle de défenseur de la République. Dans la personne de Vatinius il offensait César, ce qu'il cherchait à éviter; enfin toute sa conduite postérieure dément ses prétentions. Son sentiment de lui-même ne lui faisait pas supporter la puissance illimitée des dominateurs, ni le ban que subirent le sénat et les tribunaux de justice, ni le mépris outrageant qu'encourait toute réclamation étrangère. Mais d'après les expériences qu'il avait faites l'année d'avant, il n'osa pas élever la voix. Depuis, il eut conscience en lui-même d'une reconnaissance telle en-

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