‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 122 sur 289 · Dion Caasius, 1. XXXIX, ch. xv · texte numérisé non relu

Dion Caasius, 1. XXXIX, ch. xv

3. Tacite, Annales, I. I, ch. u. — Histoires, I. IV, ch. uni.

17fi . HISTOIRE DE CÉSAR.

craignant la vengeance des Gaulois dont ils avaient ravagé les terres, exprimèrent le désir de rester auprès de lui, ce que César leur accorda. Les Romains ne perdirent pas un seul homme et ne comptèrent que quelques blessés 4 .

Seuls les Commentaires de César rendent compte de cette campagne contre les Germains. Il est donc impossible de contrôler le dire du proconsul des Gaules. On a accusé César d'avoir manqué à sa parole et par conséquent à l'honneur. Nous le connaissons assez déjà pour avoir appris qu'il sacrifiait toutes choses à son intérêt et à son ambition. Si nous ne savons que par César les circonstances qui précédèrent l'attaque et la défaite des Germains, nous avons au moins un témoignage de l'effet que produisirent ces circonstances dans le sénat quand on en apprit les détails à Rome. Tanusius rapporte, dit Plutarque 2 , que lorsque les sénateurs voulurent voter des actions de grâces aux dieux en reconnaissance de cette victoire, Caton se serait écrié : « Livrez plutôt César aux barbares, afin qu'ils sachent que Rome ne commande point les parjures, et qu'elle en repousse le fruit avec horreur! »

Les attaques de César contre les Germains étaient une déduction logique de son système. Il voulait conquérir et il avait conquis la Gaule chevelue; pour la conserver il fallait étendre ses conquêtes, sans cela il courrait risque de perdre ce qu'il possédait déjà. Les Germains l'inquiétaient toujours; leurs défaites sur la rive gauche

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