‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 13 sur 289 · Velléius Patcrculus liv. II, ch. xxt · texte numérisé non relu

Velléius Patcrculus liv. II, ch. xxt

suffrage, leur récente conquête, fait avec eux un traité 1 . Sylla est vainqueur du consul Norbanus à Ganusium, en Apulie, du consul Scipion, à Teanum, et enfin de C. Marius, au nord de Gapoue, à Sacriportum (82). La première conséquence de cette défaite fut un nouveau carnage dans les murs de Rome. Sur l'ordre de Marius, le préteur, L. Damasippus, convoque les sénateurs dans la curie Hostilia, où il les fait lâchement assassiner. Les fuyards furent poursuivis et tués à l'entrée du temple de Vesla, et leurs corps jetés dans le Tibre. Au nombre des victimes de ce lâche guet-apens, se trouvaient Q. Mucius Scaevola, le grand jurisconsulte, et Pontifex Maximus, l'ancien édile P. Anlistius, puis L. Domitius, consul en 94, et C. Papirius Carbon Arvina, dont le cadavre mutilé fut pendu à un gibet.

Le 1 er novembre de l'anné 82, Sylla livra une sanglante bataille près des portes de Rome aux Samnites, aux Campaniens et aux Lucaniens commandés par Lamponius, P. Télésinus et Gutta , généraux qui s'étaient distingués dans la guerre sociale. Vers le soir, Sylla arrive avec son corps d'armée devant la ville du Capitole, et sans désemparer il commence le combat. L'aile gauche qu'il commandait en personne ne résiste point à l'attaque désespérée des alliés : il vit ses légions céder le terrain et bientôt la déroute s'ensuivre. Mais très-avant dans la nuit, des envoyés de Grassus, qui commandait l'aile droite, lui apprennent qu'il a été victorieux, qu'il a poursuivi l'ennemi jusqu'à Antennes (au confluent de l'Anio et du Tibre, à deux milles un quart, ou un peu plus de trois kilomètres

i. Tite-Live, Êpitome, Lxixvn.

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