Tacite, Annales, 1. I, ch. ixxn
2. Suétone, Vie de César, ch. lxxiii. — Voyez A. Weichert, De C. Licinio Calvo poêla» Grimm, 1825, in-8°. — De Burigny, De Calvus poète et orateur, dans histoire de l'Académie des Inscriptions, etc., t. XXXI, p. 122 et suivant».
3. A. Weichert, De M. Furio Bibaculo, etc. Grimm, 1822, in-4°.
t. Quis hoc potest videre, quis potest pati,
Nisi impudicus, et vorax, et aleo, Mauiurraiu 1 h a bore, quod coma ta G allia Habebat uiicti et ultima Uritanuia ?
Cina-dc Komule, baie videbis ctfere»?
Es impudicus, et vorax, et aleo.
Et ille nunc superbus et superfluens Perambulabit omnium cubilia, Ut albulus colunibiis, aut Adoneus?
Ciiicede Hotnule, hœc videbis et feres?
Es impudicus, et vorax, et aleo.
Eoue aoDiiae, imperator unicc, Fuisti in ultima Occidcnlis iasula, Ut ista vostra ditrututa mentula Duceuties comesset, ut trecenties?
Quid est ? ait sinislra liberalilas, Parura expatravit; an parum helluatus e»t?
Patcrua prima lancinata sunt bona ; Secunda pranla Pontica : inde tertia Hibera, quam scit amnis aurifcr Tagus.
Hune, Galliœ, timelis, et Britanniœ !
t. Uwr avouait que Calulle, dans se* vors sur M a mn ira, l'avait manraé d'un Kigaiite éternel (Suétone, Vit dt César, ch. lxxiii.)
par Tacite 1 ; mais ces outrages les Césars eux-mêmes, Jules et Auguste, les ont soufferts, les ont dédaignés, par modération ou par prudence, je ne saurais le dire, car l'insulte tombe quand on la méprise; s'en offenser, c'est reconnaître qu'elle est méritée. » Crémutius fut accusé, en l'année 25 de l'ère vulgaire, d'avoir publié des annales où il louait Brutus et nommait Cassius le dernier des Romains. « Je ne parle pas des Grecs, continuait Crémutius devant le sénat; chez eux la liberté, la licence même furent toujours impunies, et les offensés se vengeaient des paroles par des paroles. » « Certes, dit Tacite, il est permis de rire de la folie de ceux qui pensent, par leur pouvoir d'un jour, ordonner l'oubli à
Quid hune, malurn fovetis ? aut quid hic potest, Nisi tracta devorare patrimonia ?
Fone nomine, Imperator unicc, Socer generque perdidistis omuia.
Catulle», Carmen XXtX, in Caesaretn.
Qui pourra voir, qui pourrait souffrir, s'il n'a pas perdu toute pudeur, toute retenue, tout honneur, qu'un Mamurra possède les plus précieuses richesses de la Gaule chevelue et de la Bretagne lointaine ? Romain débauché, le verras-tu et le supporteras- tu ? Tu as perdu toute pudeur, toute retenue, tout honneur, et maintenant superbe et radieux, comme une blanche colombe ou un Adonis, cet homme se promènera de couche en couche. Romain débauché, le verras-tu et le supporteras-tu ? Tu as perdu toute pudeur, toute retenue, tout honneur. Est-ce donc pour cela, capitaine unique, est-ce donc pour que ce corps, instrument de tes débauches, dévorât deux ou trois cents milliers de sesterces, que tu es allé dans la dernière île de l'Occident? — Qu'est-ce? répond ta malheureuse libéralité, ilaconsumi* peu de chose en plaisirs. A-l-il englouti si peu de chose? Pour début, il a dilapidé les biens de son père, les trésors du Pont doivent être sa seconde proie; quanti la troisième, ceux des Ibères, le Tage aux flols d'or le sait. Trembler devant lui, Gaules et Bretagne*? Comment donc gardiez-vous ce pervers dans votre sein? A quoi peut-il être bon, sinon à dévorer de riches patrimoines? Est-ce donc pour cela, capitaine unique, qu'avec ton beau-père tu as tout bouleversé '(