‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 156 sur 289 · Plularque, Vie de Caton min., ch. L · texte numérisé non relu

Plularque, Vie de Caton min., ch. L

3. Dion Gaariiia, 1. XL, ch. lix. — Appien, Guerres civiles, 1. H, ch. xxv.

cellus, instrument de Pompée; dans le sénat, le consul demanda qu'il fût envoyé un successeur au proconsul des Gaules avant l'expiration de son commandement, puisque la guerre était terminée dans cette contrée et la paix assurée : ensuite de licencier son armée 1 ; il demanda aussi que, dans les prochains comices, 'on ne tînt pas compte de l'absence de César, puisque Pompée lui-même avait abrogé le plébiscite en sa faveur. Ces deux demandes étaient inconséquentes, car le proconsulat de César ne cessait qu'au 31 décembre de Tan 50; et la loi remaniée par Pompée qui excluait les absents de la candidature au consulat, faisait précisément une exception en faveur de César 2 . Les motions de Marcellus furent sans succès par l'opposition de quelques tribuns et par l'antagonisme du second consul 3 . Pompée aussi était contre des mesures décisives : il ne précisait rien et se tenait dans des généralités, comme, par exemple : « Chacun doit obéir au sénat/ » Il n'émettait aucune opinion ou parlait avec froideur et retenue.

Pompée était toujours absent de Rome, et sans Pompée Marcellus ne pouvait rien obtenir de Servius Sulpicius et des tribuns. Au mois de juin, le consul était occupé de l'élection des magistrats, qui fut plusieurs fois prorogée jusqu'au retour de Pompée. Sous l'influence de son parti, deux adhérents du sénat, L. Emile Paul et C. Claudius Marcellus, furent nommés consuls, et les comices tribunitiens élurent C. Scribonius Curion ;

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