‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 159 sur 289 · Crlius, Ciccro ad Divers., VIII, v · texte numérisé non relu

Crlius, Ciccro ad Divers., VIII, v

Pompée de se déclarer; on le pressa, on voulait qu'il déclarât son opinion sur la trame de ce tissu d'astuce dont on voulait envelopper César; on voulait qu'il ne se tînt point à l'ombre, en arrière, mais qu'il se montrât et inspirât au contraire du courage à ceux qui en manquaient. Trop inhabile pour se tirer d'affaire sans se compromettre, il assurait, en souvenir de sa puissance et de sa dignité, qu'il ne pourrait point sans agir injustement se déclarer sur les provinces de César avant le 1 er de mars. Mais, lui demanda-t-on, si alors César veut être consul et conserver son armée ? « Ce serait, répondit-il, comme si mon fils levait sa canne sur moi. » C'est dans ce rapport avec César que Pompée croyait être : dans son aveuglement inconcevable il entretenait le songe qu'il pourrait facilement faire tomber le rival qui s'était lancé à une telle élévation 1 . Ëbranlé par les attaques faites contre lui, et persuadé, comme César le disait souvent, qu'il serait plus difficile, quand FÉtat l'aurait pour chef, de le faire descendre du premier rang au second, que du second jusqu'au dernier, il résista de tout son pouvoir à ces attaques.

Depuis longtemps, César avait pénétré dans les sentiments de Pompée et du sénat. Rencontrant partout une résistance obstinée, et voyant que L. Cornélius Lentulus et C. Claudius Marcellus, consuls désignés pour l'année 49, étaient aussi contre lui, il écrivit au sénat pour le conjurer de ne pas lui enlever le bienfait du peuple, ou du moins d'ordonner que les autres généraux quittassent aussi leurs armées. 11 se flattait de ras-

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