‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 239 sur 289 · Eschyle, Arjumemnon · texte numérisé non relu

Eschyle, Arjumemnon

de toutes les extravagances que César connaissait et permettait; mais, comme les hommes qui les commettaient lui étaient nécessaires pour l'exécution de ses vues politiques, il fermait les yeux et laissait faire. Monté par la violence, il se maintenait par la corruption. L'on ne vit plus de honte où Ton trouvait du profit, comme le ditVelléius Paterculus 1 .

En étouffant la liberté, César rétrécit la raison, arrêta le développement de l'intelligence. Dans quel état affreux, sous le rapport de la raison, ne s'est pas trouvée Rome sous le règne perfide et odieux d'Auguste, qui, avec César, fit décliner promptement Rome.

À son retour d'Espagne, après avoir vaincu à Munda, il y avait un an qu'on avait déclaré César demi-dieu ; on progressa dans le sentiment de la bassesse et Ton décréta que sa statue, exécutée en ivoire, serait promenée avec l'image des dieux, sur un char magnifique, aux jeux du cirque. Le sénat lui décerna l'honneur du nom de libérateur, et le fit inscrire sous cette dénomination dans les annales de l'État. On lui érigea une statue dans le temple de Quirinusavec cette inscription : Au dieu invincible l Une troisième statue lui fut consacrée au milieu de celles des rois. Comme il avait augmenté le territoire de Rome par la conquête des Gaules et de la Numidie, il lui fut permis, en témoignage de reconnaissance, d'agrandir le Pomœrium de Rome (espace hors et dans les murs où l'on ne pouvait bâtir), prérogative également décernée à Sylla. On agita même la question de donner une autre direction au Tibre à

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