‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 240 sur 289 · Velléius Pûttrculus, I. 11, ch. xxa · texte numérisé non relu

Velléius Pûttrculus, I. 11, ch. xxa

partir du pont Mulvius, de comprendre [le Champ de Mars dans le Pomœrium, et enfin de faire assembler le peuple sur le Vatican. On projeta l'édification d'un temple de la Liberté, ce qui était une cruelle ironie*. La statue de César devait être placée dans tous les temples de Rome et dans toutes les villes de l'empire*. On décida de bâtir en son honneur un temple à la Concorde et de célébrer annuellement une fête avec des sacrifices à l'anniversaire de sa naissance. Le mois dans lequel il était né devait être nommé julius, et Ton fit aussi tirer au sort les tribus pour donner à Tune d'elles le nom de julienne. Tous les ans on devait faire des vœux pour la conservation de ses jours, jurer sur son bonheur ; tous les actes de César devaient être réputés légaux. On décida de lui consacrer des jeux tous les cinq ans, comme à un demi-dieu ; on devait encore former, de ceux des prêtres qui desservaient les Lupercales (fête des pasteurs en l'honneur du dieu Pan), un troisième collège appelé julien. César devait être nommé Jupiter Julius directement : on devait lui ériger un temple conjointement avec la Clémence Julienne; Antoine en était nommé le grand prêtre. Tous ces décrets furent gravés en lettres d'or sur des colonnes d'argent et placés au pied de Jupiter Capitolin. Le sénat lui décerna le surnom de Père de la Patrie, et César fut le premier qui osa substituer son effigie sur les monnaies à celle de la souveraineté : c'était une injure à la majesté du peuple. Il eut une espèce de trône dans l'orchestre; un siège en or au

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