Appien, GuerreM civilet, 1. II, ch. cxliV
Un des derniers mauvais poëtea de Rome républicaine.
HISTOIRE DK CÉSAR. 4J.H
César : elle représentait la victime de l'ingratitude, figurée avec ses vingt-trois blessures et même mutilée à la face. Les spectateurs furent agités à l'aspect de cette poupée ; les comparses étaient inutiles pour déchaîner la furie, ils n'eurent qua diriger les premiers éclats de cette furie contre ceux qui avaient tué César. Tout à coup deux hommes qui en avaient certes reçu Tordre, portant un glaive à la ceinture et à la main deux javelots, mirent le feu avec des torches ardentes au catafalque, et aussitôt chacun d'y jeter du bois sec, des sièges et jusqu'aux tribunaux des magistrats, enfin tout ce qui se trouvait à sa portée. Bientôt après des joueurs de flûte et des acteurs, qui avaient revêtu pour cette cérémonie les ornements consacrés aux pompes triomphales, s'en dépouillèrent, les mirent en pièces et les jetèrent dans les flammes; le6 vétérans légionnaires y jetèrent de même les armes dopt ils s'étaient parés pour les funérailles; et la plupart des femmes les bijoux qu'elles portaient avec les bulles et les prétextes de leurs enfants. Une foule d'étrangers prirent part à ce deuil public, et s'approchèrent tour à tour du bûcher, en manifestant leur douleur, chacun à la manière de son pays. On remarqua surtout les Juifs, lesquels veillèrent pendant plusieurs nuits de suite auprès de ses cendres 1 . Du temps de César, il y avait plus de neuf mille Juifs à Rome, et il les avait favorisés et protégés; il en avait besoin pour le nouvel État politique qu'il voulait fonder. Pans le plaidoyer de Cicéron pour Flaccus , flous trouvons de précieux renseignements sur les Juifs à Rome à