Velléius Pate culus, 1. II, ch. lviii
par vanité et par soif du pouvoir. « De l'aveu de tout le monde, dit Cicéron 1 , César fut légalement tué. » Le grand orateur avait eu l'intention de prouver en détail la légalité de faction des conjurés*. « Nos héros, dit-il, ont les premiers percé de leurs poignards, non un ambitieux qui prétendait à la royauté, mais un usurpateur placé sur le trône. Cette action admirable, divine, est faite pour exciter une ardente émulation, surtout après qu'ils ont acquis une gloire qui n'a d'autres bornes que le ciel 3 . » Cicéron disait encore en s'adressant à Antoine : «Or, excëpté vous et ceux qui avaient intérêt à ce que César régnât, est-il un seul homme qui n'ait voulu que César fût tué, ou qui ait improuvé sa mort? Tous sont donc coupables; car, autant qu'ils l'ont pu, tous les honnêtes gens ont tué César. Les moyens ont manqué aux uns, la résolution aux autres, l'occasion à plusieurs ; la volonté n'a manqué à personne 4 . »
Lucain, qui écrivait sous Néron, commence ainsi sa Pharsale :
Bella per emathios plus quam civilia campos, Jusque datum sceleri canimus, etc.
« Je chante les guerres plus que civiles dont la Thessalie fut le théâtre; le crime prenant force de loi, etc. » Il y avait un peu plus d'un siècle de la mort de César