‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 285 sur 289 · I. 1, ch. xxxvii · texte numérisé non relu

I. 1, ch. xxxvii

HISTOIRE DE C.ÉSÀK. 43*

une monarchie; il ne fallait attendte de lui rti de se* partisans rien de favorable à la liberté 1 . »

Après Macchiavel, voici ce qu'on lit dans Montaigne i € Caton le jeune sçavoit bon gré à la fortune d'avoir mis sa vertu à une si belle espçeuve, et d'avoir faVotisé ce brigand à fouler aux pieds l'ancienne liberté de sa patrie*. — Mais toutes ces belles inclinations feuretlt altérées et étouffées par cette furieuse passion ambitieuse à laquelle il se laissa si fort emporter, qu'on peiilt ayseiment maintenir qu'elle tenoit le limon et le gouvernail de toutes ses actions : d'un homme libéral, elle en rendit un voleur publique pour fournir à cette profusion et largesse, etc... 3 — J'abomine les exhortements de cette aultre âme desreglee (il s'agit de César) :

...dum tela micant, non vos pictatis imago Tela, nec adversa conspecti fronle parentes Commoveant ; vultus gladio turbate verendos *.

Cette citation est empruntée à Lucain (VII, 320), où César qui veut opprimer la liberté s'écrie : Tant que le glaive brillera, qu'aucun sentiment de pitié ou de tendresse ne vous touche, que la vue même de vos pères, dans le parti opposé, n'ébranle point vos courages : frappez, défigurez ces faces vénérables.

« C'était un amour dominant pour la patrie, dit Montesquieu, qui, sortant des règles ordinaires des crimes et des vertus, n'écoutait que lui seul, et ne voyait

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