‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 54 sur 289 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Désigné par le sort pour être un des juges de l'accusé, César le condamna avec tant de passion que, devant le peuple» rien ne fut aussi utile à V appelant que la partialité de son juge. Cependant Rabirius ne fut sauvé que parce que le préteur Métellus Céler enleva le drapeau qui tlottait sur le Janicule : cet étendard absent, aucune décision ultérieure ne pouvait avoir lieu. L'affaire n'eut pas de suite, mais elle nous fait voir encore une fois le caractère de César.

Au commencement de l'année 63, on procéda à la nomination d'un pontifex maximus, dignité laissée vacante par la mort de Q. Métellus Pius, arrivée quelque temps auparavant. Anciennement cetle élection se faisait par les autres prêtres du collège; mais par une loi de C. Domitien Ahenobarbe, de l'année 104 avant l'ère vulgaire, le choix d'un ponlifex maximus fut remis au peuple réuni en tribus. Sylla, pendant sa dictature, rétablit l'ancien mode d'élection 1 qu'enfin César rendit de nouveau aux assemblées populaires pour arriver à ses fins. Il se présenta lui-même comme candidat à cette fonction; et le collège des sacerdotes le préfère, par reconnaissance, à ses compétiteurs Servilius Isauricus et Q. Lutatius Catulus, bien supérieurs à lui par l'âge et par la dignité, tous deux sénateurs, et très-considérés de leurs collègues. En quittant sa mère pour se rendre aux comices, il lui dit en l'embrassant : « Tu me verras revenir grand pontife ou proscrit 2 . » « César ne dédaignait pas de flatter même l'homme le plus commun, dit Dion. Il faisait bon marché

l'année précédente, et onclo du triumvir Marc-Antoine. C'était un homme d'une grande faiblesse.

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