‹ Le grand perturbateur romain CésarChapitre 98 sur 289 · Ciccro, Pro Domo, 15. — De h*t. t r · texte numérisé non relu

Ciccro, Pro Domo, 15. — De h*t. t r

porter la victoire sur Clodius et sur ses suppôts, qu'au moyen d'un autre chef de bande, qui était le fameux Milon. C'est à celui-ci que Cicéron fut redevable de son retour, obtenu par le vote des comices des centuries; il rentra à Rome le 4 septembre de Tannée 57 ; le sénat lui rendit ses dignités. Depuis le bannissement et le rappel de Métellus Numidicus, aucun exil n'avait causé plus de douleur ; aucun retour, plus d'allégresse. Le sénat fit glorieusement rebâtir sa maison, que, dans sa haine farouche, Clodius avait fait raser 1 . Par des experts elle fut estimée à 2 millions, le Tusculum à 500,000 et le Formianum à 250,000 sesterces 2 . Le portique et le temple de la Liberté, que Clodius avait fait élever, furent abattus, le portique de Catulus reconstruit. A Rome, la maison de Cicéron était en voie de construction, quand, le 3 novembre, Clodius en chassa les ouvriers ; il détruisit une seconde fois le portique de Catulus, qui était déjà monté jusqu'à la couverture, et faisait lancer des pierres et des tisons sur la maison de Quintus Cicéron. Rome, où la sécurité en général ne fut presque jamais à l'ordre du jour, comme dans les villes grecques, était témoin à cette époque, et presque journellement, de rixes et de batailles, d'attaques à main armée et en plein midi : les partis politiques se battaient au milieu du Forum et dans les rues adjacentes, jusque sur les degrés et sous les péristyles des temples ! Et on a compté les Romains au nombre des nations policées de l'antiquité !

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