‹ Le grand perturbateur romainChapitre 10 sur 277 · Velléius Paterculus, Ut. II, cli. itk · texte numérisé non relu

Velléius Paterculus, Ut. II, cli. itk

Cf,S\R.

P. Sulpicius Rufus, homme d’honneur dans le passé, de talent et de mérite, aimé du parti de la noblesse et considéré du peuple, mais criblé de dettes, et qui, pour chercher son salut, s’était jeté dans le parti populaire P. Sulpicius parut se donner la tâche de désavouer la conduite vertueuse qui lui avait valu l’estime de ses concitoyens et les plus hautes dignités de la République Il proposa l’inscription, dans les tribus , de nouveaux citoyens et des •affranchis. Par ce moyen, les assemblées populaires devaient devenir l’organe complaisant de ses projets futurs. Pour déjouer le succès de celte roijation ou demande, les consuls proclamèrent des vacances dans les affaires publiques. Alors Sulpicius a recours à des violences et à dos meurtres : les consuls, pour échappera la mort, sont obligés de prendre la fuite®. Sulpicius réussit à faire nommer .Marins à la place de Sylla comme général en chef dans la guerre contre Milhridate. L’ambition de Marins le rendit coupable de la guerre civile qui devait suivre®. Svlla s’était rendu auprès de son armée à .\ola en Campanie, à 140 milles environ, 200 kilomètres au sud de Rome, pour la conduire en Asie; des tribuns militaires envoyés par -Marins, arrivent et somment Sylla de leur remettre l’armée. Celui-ci, à bout de patience, ramène aussitôt ses légions vers Rome; il partage son armée en deux corps, et y entre par les portes Esquiline et Colline. Il reste vainqueur; les marianistes sont obligés de quitter la ville ; Suli)icius, Ma-

1. Plutarque, We de Sylla, ch. viii. — Appien, Guerres civiles, liv. I, ch. i,v.

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