CHAPITRE PREMIER. Il
jusqu'au P6, jouissait du droit de cité. Les troubles et les dévastations continuèrent néanmoins en Italie, jusqu’à ce qu’enCn, Sylla, à son retour de la guerre contre Mithridate, les fît entièrement cesser.
Lorsqu’ éclata la guerre sociale, Marius avait soixantesept ans; il s'y distingua et sauva un jour une division entière de l’armée romaine. Mais les exploits de Sylla étaient supérieurs aux siens, et ce dernier fut assez discret pour attribuer au bonheur^ les avantages qu’il avait remportés à Nola, ainsi que l’honneur qui en était résulté. S’étant mis sur les rangs pour le consulat, il l’obtint à la presque unanimité des suffrages *; il était alors âgé de quarante-neuf ans; dans cette année 88 avant l’ère vulgaire. César était dans sa quinzième année.
Vers cette époque, la lutte entre Sylla et Marius devint plus sérieuse. Les succès et la victoire du parti de la noblesse, les fluctuations de Marius, avaient en partie annulé llnfluence de celui qui avait sauvé Rome quinze ans auparavant, et qui avait été nommé le troisième Romulus. Q. Pompée Rufus , du même parti que Sylla , fut nommé son collègue dans le consulat, et le sénat donna à Sylla le commandement de la campagne contre Mithridate. Marius voulut l’en déposséder. Afin de secouer l’oubli où il était resté depuis la guerre sociale, il se montrait journellement dans le Champ-de-Mars, où il se mêlait aux exercices de la jeune.sse romaine, et où il cherchait à assouplir ses vieux muscles roidis par l’âge. Malgré tous ses efforts, Marius ne put réussir dans son dessein. Alors, tentant un dernier coup, il choisit pour suppôt le tribun