Id.f nd Quint, jrat,f 2, l, § I
HISTOIHK l»K CÉSAH.
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se fourvoyer, et cela par la raison (ju’il jouait un double rôle : qu’avec l’aide de César, il voulait se fortifier contre César. Car, à celle époque, la faction sénatoriale agissait contre lui ; elle prétendait qu’elle aurait volontiers accordé au chef du triumvirat ce qu’elle aurait accordé au chef de l’aristocratie, à l’ennemi du proconsul des Gaules. Mais elle portait elle- même une partie de la faute ; elle méconnut la position dePompée, position fausse, artificielle et pénible amenée par César ; elle méconnut encore son caractère, sa pusillanimité politique ; elle craignait le monarque et le repoussa. Il était peu avancé du soin qu’il avait pris des approvisionnements sans armée ; il espérait rétablir dans son royaume Plolémée Auletès, qui avait été chassé de son trône d’Égypte, et arriver par là à son but ; ce projet échoua également par la jalousie des grands. Mais avant (jue rien ne fût décidé pour Pompée, protecteur de Cicéron et de Milon, ses rapports avec Clodius amenèrent pour le pretnier des mortifications sans fin, des humil iations continuelles ; au commencement de février, il fut publiquement raillé pendant le procès de Milon Il voulait enrôler une bande de soldats danslePicénuin, et une autre, avec le consentement de César, dans la Gaule Transpadane, où son père avait établi des colonies. Il était in(|uiet en voyant toujours plus clairement sa position ; l’aristocratie lui était hostile et le peuple s'éloignait de lui^. Il était bien naturel qu’il s'inquiétât de l’accroissement de l’action de César ; elle alTeclailson