‹ Le grand perturbateur romainChapitre 124 sur 277 · I. Vif ilf Cé^nr, rli \vi · texte numérisé non relu

I. Vif ilf Cé^nr, rli \vi

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HISTOIRE DE CÉSAR

carnage, sans leur laisser le temps de se rallier, ni de s’arrêter, ni de descendre des chars. Après cette déroute, les secours qui leur étaient venus de tous côtés se retirèrent; et depuis ils n’essayèrent plus d’opposer de grandes forces aux Romains.

Alors César se dirigea vers la Tamise, sur le territoire de Cassivelaunus, vers un point guéable, entre Kingston et Brentford, mais d’un passage dilhcile. Arrivé là, il vit l’ennemi en forces, rangé sur la rive gauche. Celte rive était défendue par une palissade de pieux aigus; d’autres pieux, du même genre, étaient enfoncés dans le lit du fleuve et cachés sous l’eau'. Instruit de ces dispositions par des prisonniers et des transfuges. César envoya en avant la cavalerie, qu’il fît immédiatement suivre par les légions. Les soldats s’y portèrent avec tant d’ardeur et d’impétuosité, quoique leur tête fût seule hors de l’eau, dit sérieusement César*, que les ennemis, ne pouvant soutenir le choc des légions et de la cavalerie, abandonnèrent le rivage et prirent la fuite. Sept siècles plus tard, l’historien Bède connaissait encore le gué avec les palissades en ruines où les Romains passèrent la Tamise*.

Polyæn, dans ses Stratagèmes, écrits vers l’année 165 après l’ère vulgaire, attribue le succès des Romains à la terreur panique causée par la vue d’un éléphant que César aurait amené en Bretagne*. César avait-il véritablement

I. César, Guerre de» Gaules, 1. V, ch. XTIII. — Dion CaMlua, I. XL, ch. I à III.

î. César, Guerre des Gaules, 1. V, ch. XTlii.

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