‹ Le grand perturbateur romainChapitre 135 sur 277 · Pline, Histoire naturelle^ 1. Vlll, ch. Vii · texte numérisé non relu

Pline, Histoire naturelle^ 1. Vlll, ch. Vii

HISTOIRE DE CÉSAR

de violence, et puis se soustraire aux reproches de flatter l’amour des plaisirs du peuple. Pline a rapporté le texte de l’édit (pii le concerne'. Commencé en l’année 55, ce théâtre ne fut achevé (pi’en l’année 52.

A l’occasion de l’inauguration de ce monument, Pompée fil célébrer des jeux qui durèrent plusieurs jours. Dans les jeux scéniques, on vil paraître Ésope et d’autres mimes célèbres, Ésope vieux et usé, au(|uel manquait souvent la voix, selon Cicéron. Pompt^e s’attendait à moins d’effet de l’art théâtral que de la mise en scène ; les tragédies n’étaient ipie des traductions médiocres d’anciennes pièces grecques, les comédies rien que de vieilles farces dont le langage était inconnu à la plus grande partie des auditeurs. Tout cela man(|uail d’arrangement et péchait par le choix. L’abondance et la diveraté des pièces représentées avaient pour but d’exciter l’étonnement, ainsi que cela avait eu lieu lors du triomphe. On vit donc, dans la Chjtenmeslre d’Altius, une innombrable quantité de mulets, et dans le Cheval'troyen de Livius Andronique, trois mille boucliers (ou vases) dorés; les combats étaient exécutés par des groupes de fantassins et de cavaliers munis de toutes sortes d’armes diverses : c’était sans doute pour dédommager les spectateurs de la poésie absente. Énsuite, suivirent des jeunes Grecs et Osques, des combats d’athlètes et de gladiateurs, et enfin, pendant cinq jours de suite, journellement deux fois, des combats d'animaux dans le cirque, où cinq cents lions d’Afrique et, pour la clôture, dix-huit éléphants furent attaqués et en partie

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