Ciccro, ad I, VU, ép. iii
HISTOIRE RE CÉSAR
peuple la proposition de savoir s’il pouvait se présenter coninie candidat au consulat, lui absent? Par là, il devint si fort, qu’à présent il n’y a qu’un seul et unique citoyen [Pompée) qui ait la puissance de lui résister. Je préférerais qu’il ne lui eût pas permis auparavant de devenir aussi fort, plutôt que de l’opposer à présent. » Un des censeurs était, à la vérité, Pison, beau-jière de César, et l’autre, Appius Clodius, comme nous avons dit, liomme dont le passé ne l’autorisait pas précisément à une grande rigueur : ce n’en fut pas moins lui qui, par un ressentiment aveugle contre César, e.\pulsa du sénat un grand nombre de sénateurs, parmi lesquels se trouva aussi Sallusie, l’iiistorien : Clodius injuria aussi des clievaliers et d’autres gens considérables, et par là, il grossit beaucoup le nombre des adhérents de César*. César vit toutes ces menées avec tranquillité; il avait gagné Curion qui, pour obtenir la faveur du peuple, s’était plongé dans des dettes inouïes, en donnant des Jeux et des présents. Que faisait encore César? 11 prenait patience, jus(ju’à ce que chaque acte d’imprévoyance chez ses ennemis pût lui servir comme autant de déclarations qui devaient lui donner le prétexte de mesures militaires. Il épiait une occasion pour couper le nœud avec le glaive. Malheureusement, l'année précédente, Cicéron était allé prendre possession de sa province de Cilicie. Sans cela son influence aurait sans doute différé encore pendant (juehiue temps la manifestation de l'inimitié qui régnait dans Rome.
Vers la fin d’avril (50), Marc-Antoine vint à Rome