‹ Le grand perturbateur romainChapitre 209 sur 277 · Cicéron, VIII» Phll., vi, — Da Devoirs, I. JI, ch. Tiii · texte numérisé non relu

Cicéron, VIII» Phll., vi, — Da Devoirs, I. JI, ch. Tiii

HISTOIRE DE CÉSAR. 343

les quolibets et les sarcasmes de ses vieux guerrière : car les soldais, parmi les chansons dont ils avaient coutume d’égayer la marche du triomphateur, chantèrent surtout ce couplet fort connu, dit Snéloiie ‘ :

César a mis dix ans à subjuguer les Caules,

Et Nicoraôde une heure à soumettre César.

.Mais, au jour du triomphe, on a changé les rOles;

C’est au grand Nicoméde à monter sur ce char.

Le second triomphe de César fut celui d’Alexandrie ou d’Égypte : les trophées étaient en écaille de tortue et les images du Nil, d’Arsinoé, et celle du Phare, qui semblait étinceler de tous ses feux, y partirent. Parmi les prisonniers on remarquait la jeune Arsinoé, sœur de la belle Cléopâtre. César ne fit pas étrangler la jeune princesse après le triomphe : Cléopâtre se chargea de ce soin après la bataille de Philippi, à Éphèse, où Arsinoé avait cherché un asile dans le temple d’Artémis.

Le troisième triomphe était celui du Pont, dont les trophées étaient en acanthe. On voyait, en avant du char de César, Pharnaceau moment où il fuyait et un tableau où étaient écrits ces'seuls mots : « Ycni, lidi, vici, je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu, » mesquine allusion au malheureux Pompée, qui avait été obligé de guerroyer des années entières avec Milhridate le Grand, adversaire d’une autre taille que Pharnace.

Le quatrième triomphe , célébrait la victoire sur le roi Juba ; mais rien ne rappelait Pharsale et Thapsus, victoires bien plus grandes, dit Florus^, dont César ne

I, Siiélone, Vie de Céiar, ch. xLix. — Dlou Caulus, I. XLIII, ch. xxi.

Page 1