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que toutes les hautes charges républicaines de la magistrature fussent conférées de par la toute-puissance du dictateur. C'est pour cette raison que César fit décréter qu’il aurait le choix et la nomination non-seulement des magistratures curules, mais encore ceux des fonctionnaires nommés jusqu’alors par les tribus par comices.
Ce décret fut la violation la plus flagrante de la République, l’attentat le plus audacieux aux droits du peuple, car le sénat ne jouissait pas du privilège d’intervenir dans les prérogatives des comices tribunitiennes. Cependant, avec une modération sagement réfléchie. César déclina d’accepter un pouvoir aussi choquant ' : car, pour saisir sa proie, il rampa comme la panthère. Il voulut partager avec le peuple le droit d’élection dans les comices, de sorte qu'à l’exception de ses compétiteurs au consulat, les autres candidats étaient élus, moitié par la volonté du peuple, moitié sur la désignation de César ^ : mais on voit qu’il eut de fait une influence directe qui était provisoirement suffisante dans le plus grand nombre de cas pour la réalisation de ses projets. 11 li’est pas de distinction qu’il ne reçut selon son caprice, et qu’il ne donna de même. Ce fut surtout avec le consulat qu’il agit de la manière la plus arbitraire. Consul pour la troisième fois en l’année 46, et pour la quatrième en l’année 45, il n’en prit que le titre, SC contenta d’exercer la dictature qu’on lui avait décernée avec ses consulats, et se substitua deux consuls