‹ Le grand perturbateur romainChapitre 231 sur 277 · Smilone. Vie de CéMT, I. XLI · texte numérisé non relu

Smilone. Vie de CéMT, I. XLI

HISTOIRE DE CÉSAR

pour les trois derniers mois de ces deux années, pendant lesquelles il n’assembla les comices que pour l’élection des tribuns et des édiles du peuple. César se servait du consulat comme d’un ordre de chevalerie, et il fut en cela imité par les empereurs romains ses successeurs. Et à cette occasion il tomba encore dans le ridicule. En voici un exemple : le consul Fabius Maximus mourut le dernier jour de l’année 45; César nomma consul pour le restant du jour Caninius Révilius. Ce magistrat étant monté à la tribune, prit possession de sa dignité et la déposa au môme moment, ce qui fit dire à Cicéron : Nous avons un consul vigilant dans la personne de Caninius, qui n’a pas fermé l’œil de tout son consulat*. C’est avec le même mépris des lois, dit Suétone', et des usages de la patrie qu'il institua des magistratures pour plusieurs années, qu’il accorda des insignes consulaires à dix anciens préteurs, qu’il éleva à la dignité de citoyens et même de sénateurs quelques Gaulois à demi-barbares, qu’il donna l’intendance de la monnaie et des revenus publics à des esclaves de sa maison ; qu’il abandonna le soin et le commandement de trois légions laissées par lui dans Alexandrie à Rufion, fils d’un de ses affranchis et l’un de ses compagnons de débauche

Pour les nominations arbitraires et personnelles aux magisli-atures et aux gouvernements des provinces, pendant la guerre projetée contre les Parthes, il se les

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