‹ Le grand perturbateur romainChapitre 232 sur 277 · hl · texte numérisé non relu

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IIISTOIHE DE CESAD.

fit octroyer par une loi spéciale'. Mais ce qui fut plus outrageant encore pour la nation, c’est le décret qui ordonnait aux fonctionnaires publics de prêter serment en entrant en fonctions et de ne jamais s'opposer à aucun arrêté, à aucune détermination de César ^ Par ce moyen sa volonté avait force de loi, et il prêtait un caractère spécial à sa dictature. Mais la clef de voûte de son despotisme omnipotent fut qu’on lui attribua la sainteté et l’inviolabilité du tribunat. Dans le but de rabaisser les dignités républicaines à de simples charges de cour ou à de simples emplois subalternes, César nomma quarante questeurs, seize préteurs, six édiles. Il fallait bien récompenser les gens qui lui avaient prêté leur secours pour monter où il se trouvait perché- Parmi les sénateurs, il y en eut d’éjevés par César à cette dignité, il y en eut un nombre assez considérable qui étaient sans considération morale comme sans honneur, et le dictateur n’eut pas honte de convertir en vains titres, sans caractère réel, les fonctions et les magistratures destinées à être respectées de tous.

Pour protéger encore davantage le nouveau maître, un certain nombre de sénateurs et de chevaliers consentirent à lui servir de gardes du corps Il eut une autre garde composée d’Kspagnols, et qui le suivait partout ♦. On fit prêter serment à tous les citoyens de se lier pour le salut de César ^ et de venger tout atten-

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