Suélone, Vie de César^ eh. lxxxti
mSTOlRE DE CfiSAR.
lat contre sa personne. Aün de désigner l’omnipotence de César par des raanines extérieures, on décida que dans le sénat, au tribunal, dans le théâtre et aux jepx, i| porterait la toge royale et qu’il s’assiérait sur un siège en or', et, qu’au théâtre, il se placerait parmi les tribuns et au sénat entre les consuls ^
Voilà ce (pi’accorda et permit cp corps eonstitué nommé sénat, soit par crainte, espoir ou reconnaissance et soumission servile, à l'homme devenu loqt puissant par lesanpes. iMaintenant si l’on se demande commont Q'sar se servjt de son pouvoir dans son intérêt personnel et dans celui de l'État, Rome devait, à la suite de son expérience passée, chérir comme un bonheur qu’après la victoire le vainqueur n’ait pas lait un usage cruel de sa puissance. Plus César ent de pouvoir, plus aussi sa douceur se manifesta-l-elle, aux témoignages mêmes de sps adversaires. La polilirpie avait sa part dans celte conduite : |orsrju’il se montrait dur pendant la guerre ou après la victoire, sa rigueur, sp|on lui. était dictée par les circonstances. La confiscation des biens de Pompée et de ceux de ses adhérents, qui résistèrent encore après la bataille de Pbarsale, n’élait point inattendue selon les droits dp la guerre du temps et à la suite d’événements pareils : on avait craint pire f|ue cela. La voie de la miséricorde et du pardon n’élait point fermée à ses antagonistes, et lorsqu’on était resté neutre on ne passait pas, comme aux yeux (le Pompée, 'pour avoir fait partie de l’ennemi’. César
1. Sui'lone, VieiIeCétar,eh. mxiv. — • Appicn, (ïufrr«,cii>.,l. II, ch. cxiv.