‹ Le grand perturbateur romainChapitre 244 sur 277 · I. Dion Cassius, I. XLIII, ch. li · texte numérisé non relu

I. Dion Cassius, I. XLIII, ch. li

î. Appien, Guerret ci' ilet, 1. II, ch. c\.

HISTOIRE DE CÉSAR

côté, crurent qu’il était temps de hâter l’exécution de leur entreprise. Ils se réunirent donc tous et prirent en commun des résolutions qui n’avaient d’abord été conçues qu’isolémcnt et dans des réunions de deux ou trois personnes. Le peuple même étaitalors mécontent delà situation de l’Ëtat ; il laissait voir en toute occasion sahaine pour la tyrannie et demandaitouvcrtemcntdcs vengeurs*. Au théâtre, le licteur ayant annoncé sejon l’usage l’entrée du consul Q. Maximus, que César s’était substitué pour trois mois, on lui cria de tous côtés « qu’il n’était pas consul. » Après la destitution des tribuns Cæsétius et Marullus, on trouva, à la première assemblée des comices, beaucoup de bulletins qui les nommaient consuls. On écrivit sous la statue de L. Brutus, de celui qui renversa la monarchie : « Plût aux dieux que tu vécusses ! » et sous celle de César :

Brutus, qui des tyrans vengea Rome autrefois.

Fut inscrit le premier aux fastes consulaires;

Et César, qui chassa nos consuls populaires,

Est inscrit le dernier sur la liste des rois*.

LE t& MARS DE L'aNVEE 4 4 : EXECUTION DE CESAR.

Les conjurés ne pouvaient atteindre ni frapper César, ni rien entreprendre contre son usurpation flagrante, sur la voie publique du droit et de la légalité; eux, les citoyens les plus considérables de Rome, avaient cependant résolu de prouver aux Romains que leur intention

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