CHAPITRE PREMIER
CESAh.
it
Le ridicule présomptueux est donc bien patent dans cette circonstance. A force de vouloir faire croire qu’il descendait de Vénus, il finit par le croire lui-même. Il portait constamment une bapiue avec un cachet sur lequel était représentée une Vénus armée et il consacra son forum et lô temple qu’il y avait fait bâtir, à Vénus, « qu’il regardait comme son aïeule *. » César accompagna Antistius Vêtus, préteur et gouverneur de la province d’Espagne, et il déploya du courage et de l’habileté dans cette mission , si Velléius est véridique sur le compte de César *.
César était prodigue, mais prodigue de l’argent que d’autres fhisaient entrer dans le, trésor public après un travail pénible et continuel, exécuté dans la souffrance et les angoisses. Avant son départ pour l’Espagne, il avait fait treize cents talents de dettes* ou environ 6,300,000 fr. Crassus ne l’abandonna pas ; Crassus était le banquier de César; il répondit pour une somme de huit cent trente talents*. Cicéron dit que pour ses dépenses rien ne lui suffisait, ad consumendum nihil salis *. Il alla en effet jusqu’à acheter à prix d’argent la plus grande chose, le pouvoir. Le 4 avril , et les jours suivants de l’année 65, César célébra les Mégalésies, et en septembre, les grands jeux romains dans le cirque Il mit à proQt son édilité pour avancer contre le parti conservateur et cela aux