‹ Le grand perturbateur romainChapitre 38 sur 277 · Dion Cassius, liv. XXXVII, ch. viii · texte numérisé non relu

Dion Cassius, liv. XXXVII, ch. viii

CHAPITRË fREMIER.

dépens do son collègue Bibulus. Î1 donna des Jeux et des combats d’animaux, tantôt avec son collègue et tantôt en son propre nom, ce qui fit que la popularité, eU retour de ces dépenses, ne s’attacha qu’à lui seul, quoiqu’elles eussent été faites en commun. Aussi, son collègue BibuIuS disait-il, en se comparant à Pollux, que i comme on avait coutume d’appeler du seul nom de Castor le temple érigé aux deux iïères dans le forum, on appelait magniQcencé de César ics libéralités de César et dé ËibulUs*. Pour arriver à ce résultat. César avait donné le spectacle de jeux de gladiateurs en l’honneur de la mémoire de son père, mort préteur en l’année 84, c’est-à-dire vingt ans auparavant. Plus d'un Romain, sans doute, fut surpris d’un sentiment Pdial si longuement attardé; on pouvait mémo croire que l’amour Glial n’étalt pour rien dans la chose, surtout quand on se souvenait des oraisons Rinèbres antérieures qu’il avait prononcées. Mais il ne devait de compte à personne. Dans son combat des gladiateurs, il y eut quelques couples de moins qu’il ne le voulait. Car il en avait fàlt venir de toutes parts une si grande multitude, que les sénateurs, épouvantés, firent restreindre, par une loi expresse, le nombre des gladiateurs qui pourraient à l’avenir entrer dans Rome. Il n’y en eut cependant pas moins de trois cent vingt couples qui parurent dans l’arêne, armés de boucliers et d'armes en argent, ce qu’on vit pour la première fbis, dit Pline ®.

Édile, César ne se borna pas à orner le comitium, le forum et les basiliques; il oma aussi le Capitole * et y fit

Page 1