PIntarqae, Vie de Pompée, ch. xiit, xxv
3. Dion Cassias, Ut. XXXVI, ch. ti. — Plutarqne, Vie de Pompée, ch. XXV.
CÉSAR
L’opposition du sénat et le veto du tribun Trébellius furent inutiles; on menaça ce dernier de le priver de sa dignité, et le sénat avait tout k craindre d’une résistance prolongée. Ce fut ainsi que le vœu jwpulaire eut la victoire ; et le sénat fut obligé de ratifier des déterminations qui brisaient les traditions et les usages et qui élevaient Pompée considérablement au-dessus du niveau de l’omnipotence républicaine. Dans cette occasion. César parla ouvertement pour le commandement de Pompée; mais, comme dit Plutarque, il s’inquiétait peu de lui; c’était ]xiur .son propre compte qu’il travaillait * ; il y avait là occasion de se montrer au peuple et do s’insinuer auprès de lui. I^a confiance qu’on avait en Pompée était si grande, qu’on vit baisser le prix des denrées et tpie le peuple dit dans sa joie que le seul nom de Pompée avait terminé la guerre. On mit à sa disposition cinq cents vaisseaux, cent vingt mille hommes d’infanterie, cinq mille cavaliers et vingtquatre légats. Commencée en automne, la guerre des pirates fut menée avec un tel talent militaire, qu’au bout de quarante-neuf Jours elle fut entièrement achevée. I..a plupart des pirates s’étaient rendus à discrétion. De leurs repaires, on les transporta dans d’autres contrées, et la mer et les cotes furent do nouveau rendues à la sécurité.
Ce ne fut pas seulement en approuvant les vœux et déterminations du peuple que César s’attirait ses sympathies : il se fit encore plus aimer pour son argent. C’est vers l’année 67 qu’il fut nommé à rinspection de la voie Appienne de Rome à Ca[)oue et jilus loin, établie on l’année 39 par Appius Claudius; il y dépensa de fortes