‹ Le grand perturbateur romainChapitre 7 sur 277 · Velléius Paterculas, lir. II, ch. zv · texte numérisé non relu

Velléius Paterculas, lir. II, ch. zv

CÉSAR

gnilé niunici|)ale devenait par là citoyen romain ; quiconque laissait un fils pour gdrer ses proprit^tés situées dans un municipe pouvait aller vivre à Rome, se faire inscrire au cens et réclamer le droit de citoyen romain. Ces deux moyens incombaient naturellement aux plus fortunés : c’est ainsi que les richesses s’accumulaient dans Rome, tandis que la pauvreté restait dans les provinces, l’ar ce système, la prospérité des villes italiques municijiales s’étiolait d’année en année; les pn^judices de leur |K)sition étaient doublement sentis par leurs habitants; car la manière dont Rome s’y prenait ordinairement pour augmenter les phalanges de ses citoyens , blessait les confédérés ou alliés. On leur refusait constamment ce (ju’on accordait annuellement à des milliers d’esclaves, par remanci|)ation. Des étrangers barbares, principalement u-nusd'ürient, de la Phénicie et de la Jiulée, des esclaves, (jiii n’avaient pas même en commun les dieux et la langue de leurs mailres, étaient bien plus facilement élevés au rang de cilo\en (pie les Italiques, la plupart de race parente des Romains. Le principe ressortant évidemment de cette conduite était on ne peut plus outrageant. L’aristocratie n’avait [>as directement à craindre d’esclaves, auxquels avait été accordé le droit de cité, leur immixtion dans sa sphère d’activité , ni le préjudice qu’ils auraient pu porter à son droit présomptif et exclusif d'exercer la magistrature. L’Italique libre, au contraire, entrait dans le droit de citoyen avec de tout autres prétentions. C’est donc pour cette raison qu’il n’y eut réellement (|ue les grands de Rome qui s’opposassent aux désirs et aux tentatives des alliés.

L’étranger ou pérégrin, privé de cette prérogative pu-

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