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POUR LES MUTILÉS

tutions à créer dans ce but devront être, non des casernes où igeraient assemblés les êtres abandonnés, niais des maisons confortables, avec de gais alentours, dignes des héros qui seront appelés à y vivre.

Tant que la guerre continua, nous apportant Fémotion des nouvelles quotidiennes, tant que le canon gronda en France, on était aisément pénétré de la grande dette de gratitude envers les soldats. Mais quand Témotion sera passée, quand les soins aux mutilés deviendront un devoir pressant, une charge de plus en plus sensible à mesure que les années s'écouleront, il sera moins facile de ne pas négliger ce devoir et de ne pas être tenté de l'éluder ^ ce sera moins facile encore lorsque les circonstances qui lui donnèrent naissance, seront devenues des choses de Thistoire et du passé. Il pourra alors venir un temps où ces mutilés penseront que mieux eût valu mourir sur le champ de bataillç que vivre, soi-même et les siens, sous la tutelle d'un peuple ingrat et parcimonieux.

Mais, avec ce plan, tous les problèmes d'aprèsguerre seront résolus et les mutilés en recevront des avantages qui, à eux seuls, appellent son adop-

tion. L'auteur espère qu'il recueillera l'approbation cordiale de tous ces braves gens qui auront besoin de secours dans l'avenir. Les hommes qui auront gagné cette guerre pourront, dans une large mesure, contraindre leurs gouvernements à l'accepter. Ils ont concouru à sauver le monde sur les champs de bataille, et c'est à eux de veiller à ce que le grand soulagement matériel que ce plan leur offre soit réalisé. .

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