‹ Le grand schisme d'OccidentChapitre 101 sur 183 · Mesi, De scismate, 1. HI, c · texte numérisé non relu

Mesi, De scismate, 1. HI, c

2. MctiATORi, t.n, c. 4, a. 1408. — « Ultra modum laetificati fuerant », dit NiEM, De scismate, 1. ni, 28. — « Gregorius fuit v aide alacer, nam clam de TOluntatc ejus rex capiebat ferras Ecdesiae. • Sozomèxe, dans Mcra- TORl, t. XVI, p. 11 92.

Benoît était-il plus sincère? A coup sûr, il gardait mieux les apparences; mais toutes ces tergiversations, sans cesse renaissantes, trompaient 1 attente du monde chrétien et surtout de la France.

S 2. — Charles VI se détache de Bencît et les Cardinaux ahandonnent les Papes.

Un horrible assassinat venait d'épouvanter la cour et le pays tout entier. Jean sans peur avait fait tuer, dans une rue de Paris, sou cousin Louis d'Orléans (23 novembre 1407). Ce prince léger, mais chevaleresque, avait toujours défendu Benoît contre la mauvaise volonté de ses oncles, contre les entréprises des cardinaux, contrôles menaces ou les violences de l'Université. En le frappant, le duc de Bourgogne portait un coup terrible au parti d'Avignon. Le roi était dès lor;^ livré sans défense aux ennemis du Pape. La i^oustraction dobédience, nous lavons dit, avait été décrétée, mais non exécutée. Le pontife, par-ses interminables contestations, semblait mériter toutes les rigueurs. Charles résolut de laisser tomber sur sa tète cette épée de Damoclès si longtemps suspendue. Par deux édits du 12 janvier 1408. le roi annonça aux prétendants que, si l'union n'était point accomplie pour la fête de TAscension prochaine, il se déclarerait neutre et quitterait le camp de Benoît'.

En recevant celte nouvelle imprévue, le Pape d'Avij.non lança des bulles dans lesquelles il se plaignit dvec une amertume peu contenue et rejeta toute la faute sur son concurrent. Le 18 avril, il menaça le roi

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