‹ Le grand schisme d'OccidentChapitre 108 sur 183 · I. Mabténe et DiRAND, t. VII, praef. xcr · texte numérisé non relu

I. Mabténe et DiRAND, t. VII, praef. xcr

Ladislas de Naples, mes dévoués partisans. » On ne put en obtenir davantage : désormais ses destinées vont s'accomplir rapidement.

S 4. — L'incident aragonais.

Restait l'intraitable et rusé Benoît qui, retiré au pied des Pyrénées, n'avait pas encore renoncé à tout espoir de faire triompher sa cause. Ses députés étaient attendus à Pised'un moment à l'autre et l'on délibérait sur la façon dont le concile devrait les recevoir. En dépit de quelques membres du Sacré-Collège encore attachés au Pape d'Avignon, on déclara que ses ambassadeurs ne jouiraient d'aucune espèce d'honneurs. Le 10 mai, en sa huitième session, le synode proclama que l'union des cardinaux des deux obédiences était conforme au droit etque l'assemblée avait été légitimement convoquée. 11 affirma de plus que le synode de Pise était un vrai concile œcuménique, jouissant des pouvoirs du juge le plus élevé qui soit sur la terre, et ayant le droit souverain de décider entre les deux prétendants'.

Les membres du concile arrivaient de plus en plus nombreux de toutes les parties de l Europe chrétienne. Ils venaient animés de semblables dispositions. Aussi, comme l'écrit N. Valois, « ce qui frappe dans l'histoire de ce concile, c'est, avant tout, l'unanimité de ses membres : point de discussions — du moins il n'en reste pas trace; — des discours reflétant tous la même pensée ; des motions d'ordinaire adoptées d'un commun accord^. »

L'assemblée, après avoir résumé dans un mémoire tous les incidents du schisme, demanda à chacun de

1. F. BLiEMETZRiEDEn, Dus Genevalkonzil im grossen abendlândischen Schisma, p. 303.

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