‹ Le grand schisme d'OccidentChapitre 152 sur 183 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

S 1. — La question de la Réforme.

Bossuet commence en ces termes son Histoire des Variations : « 11 y avait plusieurs siècles qu'on désirait la réformation de la discipline ecclésiastique... Saint Bernard n'avait cessé d'en avertir les peuples, le clergé, les évêques. les Papes même. Il ne craignait pas d'en avertir les religieux qui s'en affligeaient avec lui dans leur solitude... Les désordres s'étaient encore augmentés depuis. L'Eglise romaine, la mère des Eglises, n était pas exempte de mal , et, dès le temps du concile de Vienne, un grand évéque mit pour fondement de l'ouvrage de cette sainte assemblée qu'il y fallait réformer l'Eglise dans son chef et dans ses membres. Le grand schisme mit plus que jamais cette parole à la bouche non seulement des docteurs particuliers, d'un Gerson, d'un Pierre d'Ailly, mais encore des conciles, et tout en est plein dans le concile de Pise et dans le concile de Constance '. »

Mais le grand docteur de l'Église de France veut .^ parler de la véritable réformation et non point de celle

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