Conciles particuliers dans chaque obédience
Néanmoins, tous ces auteurs si opposés sous le rapport des opinions et des moyens à prendre pour les faire prévaloir, s'accordent sur deux points : la grandeur des maux dont souffre l'Eglise et la nécessité toujours mieux sentie d'une autorité unique, capable d'inspirer à tous confiance et respect.
Aussi tous ces fidèles et ces pasteurs éprouvaient-ils le besoin de se réunir pour porter remède aux maux de l'Eglise et parfois pour faire triompher leur conviction sur la grande question en litige : quel est le vrai pape?
Comme ils ne pouvaient, pour le moment du moins, provoquer la réunion de ce concile général que la plupart désiraient, ils s'efforçaient de convoquer un peu parlout des conciles particuliers ou de grandes assemblées nationales du clergé.
En Castille, l'archevêque de Tolède avait réuni, en 1378, à Illescas tous les évêques du royaume. On y avait ajourné toute réponse définitive, bien que le président y eût défendu énergiquement la cause d'Urbain * .
Un second concile se tint à Burgos ; on envoya des délégués à Avignon, puis en Italie pour compléter l'enquête et éclairer la conscience des prélats : soixante dépositions contradictoires furent entendues par eux 2 (1380) . ils rendirent compte de leur mission dans une troisième assemblée à Médina del Campo. Enfin, après bien des tergiversations et des discussions, le résultat fut proclamé à Salamanque, le 19 mai 1381. La Cas-