‹ Le grand schisme d'OccidentChapitre 38 sur 183 · Annales rerum Flandricarum, XIII, p · texte numérisé non relu

Annales rerum Flandricarum, XIII, p

L£ GRAND SCHISUE. 7

dience q,uB le pape de Rome pouvait voir ces divisions et constater des défections partielles- Urbain, pendant les quelques années qui précédèrent sa mort, n'eut point de plus cruel ennemi de sa cause que lui-même. Etrange et triste destinée que celle de ce pape, édiiàant avant de ceindre la tiaj-e, rendu ensuite extravagant jusqu'à la cruauté par les contradictions et les mécomptes.

Les choses en vinrent à un tel point que ses cardinaux ourdirent un complot, soit, pour le mettre en tutelle, soit pour le livrer à ce Charles de Duras, qui venait d'être l'heureux compétiteur de Louis d'Anjou au trône de Naples.

Urbain fut mis au courant de ces desseins et en poursuivit cruellement les auteurs. Thierry de Niem entre dans le détail des supplices qui leur furent infligés. Us sont tels que nous en croyons à peine son récit, pourtant circonstancié'. Ou bien le chroniqueur exagère et calomnie, ou bien Urbain n'avait plus alors qu'une raison amoindrie.

Le Pape, assiégé par le roi de Naples dans Nocera, parvint à s'enfuir, emmenant avec lui les cinq cardinaux prisonniers. A Gènes, il s'en débarrassa, et leur genre de mori, resté jusqu'ici à peu près inconnu, a donné lieu aux plus sinistres conjectures"^.

Les autres cardinaux, terrifiés par cet exemple, l'a-

Page 1