‹ Le grand schisme d'OccidentChapitre 39 sur 183 · De scieémte Ubi-r tre», lîb. I, 45 et SO · texte numérisé non relu

De scieémte Ubi-r tre», lîb. I, 45 et SO

2. Ibid. 60. — Cf. DoELLiNGER, Lehrbuch der Kirchengeschichte, t. Il, p. 282. — Baluze, Vilas Paparum Avmion., I, p. SiA. Voir aussi les clironiques de Jean de Mussis, de Minerbetti et de Gobelinus Persona qui rapportent les mêmes faits. Nous n'ajoutons pourtant aucune foi aux détails pleins d'invraisemblable cruauté que nous fourait André GATJknus dans UiyRAtota, lisrum ■itaUc. Scriplores, U XVfl, 460.— Lire des pièces intéressantes dans SaiUerland [HiM. J'«A»<àMcAvl803, p. 820-8*2). Sur les relations d'Urbain VL avec le royaume de Naples, cf. Marg»relbe RoTaoARTu, Urban VI tmd Neap&l (B«flio, 1913).

MORT D'URBAIN VI. ill

bandonnèrent et cnirent de leur devoir de faire connaître sa conduite. Pendant que des mercenaires payés par lui dévastaient le patrimoine d^e saint Pierre et y répiandaient la terreur, Urbain voyait son autorité méconnue en Toscane et dans les Romagmes. Son parti se désorganisait partout et Rome elle-même cessait de lai rester attachée.

Ces multiples abandons et les tristes pronostics qu Urbain pouvait en tirer ébranlèrent enfin la santé de ce vieillard, martyr sans grandeur. Le 15 octobre 1389, il mourut dans ce palais du Vatican qui avait été. onze ans auparavant, le théâtre des scènes tumultueuses de son élection.

Dès lors, il semblait naturel d'espérer que son parti discrédité allait finir avec lui, que t«>us Les cardinaux se réuniraient, se soumettraient unanimement à Clément VII et rendraient ainsi l'unité à lÉg^lise.

Dans le cas où telle n'eût point été leur intentioa, les princes et les peuples n'auraient-ils pu exercer une pression sut lès quatorze cardinaux urbanistes réunis à Home, pour les contraindre à se rallier à l'obédience clénientioe ? Hélas ! avant que les rois eussent pu être avertis de la mort presque subite d'Urbain, un successeur lui était déjà donné en la personne du cardinal de Xaples, Pierre Thomacelli [2 novembre 1389) ^ Il prit le nom de Boniface IX, et toute espérance de voir cesser le schisme disparut, au moins pour un moment. Les mêmes déplorables errements recommencèrent : Clément VII excommunia le nouvel élu, et celui-ci, de son côté, réitéra toutes les condamnations portées par Urbain contre le pape d'Avignon.

1. L. Zanltto, // pontefice Bonifazio IX. Memorie friulesi sullo scisma d'Occidente (Udine, 1904). — Cf. Jansen, Papst Bonifaz IX und seine Beziehungen zur deutschen Kirche (Munich, 19©t;.

Ce dernier n'eut pas à s'applaudir du changement de Pontife à Rome, car Boniface était aussi sympathique que son prédécesseur l'était peu. La bonté et rafîabi'ité remplaçaient sur le trône pontifical la raideur et l'inconséquence. Le nouveau pape reconquit en peu de mois tout le terrain perdu par Urbain, dans les sympathies des peuples et des rois'. Bien que les Romains eussent commencé par se révolter contre lui, il parvint bientôt à réparer le château Saint-Ange et le Vatican; il rétablit son autorité un instant compromise dans le centre de la péninsule, et trouva dans le jubilé de 1390 un moyen de relever le prestige moral de la papauté romaine, tout en augmentant ses ressources matérielles-. Les deux obédiences se retrouvèrent de force égale; les deux compétiteurs eurent moins que jamais l'intention de céder, et la crise religieuse se perpétua dans tous les Etats du monde chrétien!

1. Raïnald, a. 1390, a" iri; a. 139-2, n" 1-6; a. 1393, n"2-6; a. 1393, n» 17 ; a. 1396, 11" 1 et 4.

-2. Jean Gccraud, L'Étal pontifical après le grand schisme, p. 11. Il faut toutefois regretter (juc le pape se soit en ces circonstances montr»'; trop piéoccupé d'augmenter ses ressources matérielles; il a plus que de raison insisté sur les aumônes. Cf. Cassen, op. cit.

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