Bourgeois du Chastenet, p. IM
2. Ibid., p. 453. D'Ailly avait d'abord demandé le concile général en idHi, puis il avait réclamé la cession en 1395. 11 n'avait jamais approuve la voie de compromis trop difficile, ni la voie de fait trop brutale, ni la convention, expédient dilatoire invente par Benoît xni après son élection. En 1406, il préconise et déf nd à la fois les deux premiers moyens.
LE CONCILE DE l'AHlS EN U06. tilO
•is précédemment énoncées par lui, d'Ailly regrcllc qae l'Université tout entière se soit mêlée de colle aliaire et non pas seulement la Faculté de théolugie. seule compétente. Il engage les prélats à donner, non pas des décisions définitives et tranchantes, mais }>hil(jt des avis motivés. 11 adirme que Gcrson et plus de vingtsix maîtres de la Faculté de théologie sont de son opinion et qu ils croient en outre à la grande utilité des conciles provinciaux tenus chaque année pour préparer
futur concile de l'obédience de Benoît, puis le con-
e général des deux obédiences.
Il défend enfin énergiquement la conduite du pontife d'Avignon, alTirme que le Pape n'est ni schismalique ni hérétique au sens propre du mot, et prétend qu'il est prêt à réunir le concile général.
Toutes ces démonstrations allaient directement à rencontre des idées universitaires.
L'orateur avait poui'tant pris ses précautions pour qu'on ne put attaquer ni même suspecter ses sentiments à l'endroit' de VAl/na Mater. Citons une partie de son exorde : « Je proteste que je n'entends rien dire en injure d'aucun et principalement de ma Mère 1 Université laquelle j'aime toujours singulièrement î y suis moult tenu. Car en elle et par elle j'ai eu
jult de biens et d'honneurs, de quoy je n'estois pas .gne *. »
Ces habiles précautions oratoires ne purent préserver d'Ailly d attaques et de rancunes. L'Université lui
;; jjcu de gré de sa franchise. Elle ne voulut plus le reconnaître comme un de ses membres, car elle se plaignit qu il eut attente à sa réputation. Elle demanda
se justifier devant le roi par la bouche de Jean Petit.