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Celui-ci prit aussitôt la parole, et on retrouve dans ses protestations la violence habituelle du caractère, des propos et des procédés de l'impétueux normand '.
Pourtant l'attitude oratoire de l'évêque de Cambrai avait été impeccable. Froid, méthodique, parfaitement maître de sa parole, il ne s'était laissé émouvoir ni par les interruptions, ni par une sorte de rappel à l'ordre, et il avait poursuivi jusqu'au bout sa magistrale démonstration .
L'abbé du Mont^Saint-Michel et Pierre Piaoul défendirent, comme Simon de Cramaud, des opinions anti-papales et cherchèrent à faire prévaloir tous les préjugés universitaires.
Le premier ne craignit pas de dire qu'on devait refuser l'obéissance au pape quand il abusait de son pouvoir : c'était le cas de Benoît qui ne travaillait qu'à détruire l'Eglise. Le second déclara les deux papes schismatiques obstinés, et par conséquent hérétiques ^.
A lire leurs discours, on se convainc de plus en plus que la croyance en l'institution divine de la papauté avait reçu de graves atteintes dans tous ces esprits prévenus, et que les droits du pontife suprême n'étaient plus guère reconnus par tous ces universitaires dévoyés.
$ 2. — Les. conclusions de l'avocat royal.
Enfin Jouvenel jes Ursins, avocat du roi, prit la parole pour poser des conclusions. Il s'exprima en homme d'État quelque peu gallican, précurseur des Achille