BouncEOis DU Chastesât, pp. 198 et
2. Cf. Schwab, Johannes Gerson, p. 178. — Tschackert, Peter von Ailli,^ p. 124. — Erler, Dietri~h von Nieheim, p. 19 et suiv.
de llarlay et des Denis Talon. Hélas! depuis quatre siècles, le langage des avocats politiques n'a guère changé en France, quand il s'est agi de l'Église!
« Le roi, dit-il en substance, a eu le droit de convoquer le concile. Au nom de Charles VI, je réclame la soustraction d'obédience, la suppression des taxes imposés par Benoît et le rétablissement de la juridiction des ordinaires, tant pour la collation des bénéfices que pour le for contentieux * . »
Après ce discours, Jouvenel engagea les membres de l'assemblée à remettre leur vote par écrit. Simon de Cramaud se nomma lui-même président du scrutin au grand mécontentement du concile. La question était celle-ci : « Est-il utile de proclamer à nouveau la soustraction d'obédience? » Les sentiments furent très partagés.
Les uns voulaient qu'on fît au Pape de nouvelles prières et de filiales remontrances : d'autres plus radicaux se déclaraient, sans condition, partisans de l'abandon complet. C'était l'opinion de l'Université.
Il y en avait enfin qui, moins audacieux, émettaient un avis mixte et auraient préféré une demi-mesure. Ils pensaient qu'on devait conserver l'obédience quant au spirituel, et la répudier quant au temporel, c'est-à-dire quant à la collation des bénéfices, des prélatures et des dignités. Ce moyen terme réunit la majorité des suffrages, et, le 4 janvier 1407, l'assemblée l'adopta.
C'était, on s'en souvient, le sentiment que l'évêque de Cambrai avait émis dans l'ouvrage resté manuscrit que nous avons précédemment analysé ''*. Le patriarche et plusieurs ducs se rangèrent à cette opinion et le roi