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Valois, III, 4i

Pendant ce temps, des envoyés partirent de Rome pour s'entendre avec le Pape d'Avignon sur le même objet.

Malatesta dePesaro, prince éloquent et sympathique, s'était offert pour êtrp ambassadeur à ses frais; les cardinaux le recommandaient. Malheureusement, Grégoire lui préféra son neveu Antoine Corrario, évêque de Modon, dont la maladresse et les prétentions faillirent plus d'une fois tout gâter. On eut bien de la peine à fixer d'un commun accord le lieu de la conférence projetée; enfin, le 2i avril 1407, on choisit la ville de Savone * .

Sur ces entrefaites, les ambassadeurs royaux arrivaient à Marseille (9 mal). Benoît les reçut cordialement, bien que plusieurs d'entre eux, et en particulier le patriarche Simon de Cramaud, se fussent montrés peu respectueux envers sa personne au concile de Paris.

A la demande des envoyés du roi, le pontife accepta publiquement la voie de cession; cependant, quand ils le prièrent de confirmer ses paroles par une bulle solennelle, il refusa nettement. Il prétendait que cet acte serait une perte de temps compliquée d'une marque de défiance ^. On lui demanda de promettre qu'en cas de décès, il exigerait qu'on ne lui choisît pas de successeur et que les cardinaux des deux collèges se réunissent pour élire un pape unique. Il différa de répondre.

Les ambassadeurs français supplièrent les cardinaux d'intervenir auprès de Benoît. Malesset le fit au nom de ses collègues et n'obtint rien de l'obstiné pontife. Les envoyés du duc d'Orléans, ce partisan fidèle du Pape

1. Chronic, 1. XXVIII, c. 2 et 3. — Alpartil (M. d'), Chronica aclitatorum (édil. Eiiule), p. 160. — Cf. Valois, t. III, p. 503.

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