Jean Jocvesel des Ursins, p
la capitale, au commencement de 1406, le cardinal de Chalant afin de rattacher de plus en plus les ducs à son parti. Ils étaient alors les vrais maîtres de la France, car le roi ne recouvrait la raison que par intervalles. Le légat fut accueilli avec froideur et il fut surtout blâmé quand il appela l'Université « un nid de brouillons * ». Il renouvela ses attaques contre elle lorsqu'il obtint son audience solennelle et traita de bavards indignes de toute confiance ceux qui accusaient Benoît -.
Ces violences ne restèrent pas sans représailles, ni ces attaques sans réponse. Il y avait alors à Paris un professeur de théologie, appelé plus tard à une peu enviable célébrité : c'était le docteur Jean Petit. Normand de naissance^, poète à ses heures'', orateur disert, passionné, sarcastique, et surtout politique retors, il devait se signaler ensuite par son apologie du tyrannicide.
En 1406, il se posait comme le défenseur officiel de l'Université contre les attaques de Benoît et de son légat. Le 17 mai. Petit prit hardiment l'offensive et proposa de refuser à nouveau l'obédience à ce pontife d'Avignon qui écrasait d'exactions l'Église gallicane.
Le 7 juin 1406, un des plus savants professeurs de théologie, Pierre Plaoul, attaqua la lettre de l'Université de Toulouse qui défendait Benoît, et demanda que ses auteurs fussent jugés criminellement.
Puis Jean Petit reprit la parole et fit à Benoît mille
i. Chronic, lib. XXVI, c. 2".