Cf. MARTÈNE ET DURAKD, t. VII, COll. 894 et
Bologne alla cependant trop loin quand elle prétendit que, lorsqu'un pape s'est engagé à rendre la paix à l'Eglise troublée par un intrus, et qu'il n'accomplit point sa promesse, un simple concile provincial peut lui refuser l'obéissance^.
La France avait, en effet, osé donner cet exemple en retirant naguère l'obédience à Benoît ; mais si l'Église admettait jamais ce principe, elle consacrerait chez elle la plus complète anarchie. N'est-ce point le cas de répéter un mot de Bossuet : « S'il y a de grands exemples pour, il y a de grandes raisons contre? »
D'Ailly se prononça ouvertement en faveur du concile dans plusieurs ouvrages publiquement approuvés par des théologiens et des juristes. En route pour Pise avec le cardinal de Bar 2, il passa par Aix, Tarascon et Gênes, et dans des écrits datés de chacune de ces villes, il affirma le droit absolu des cardinaux ainsi que le devoir qui s'imposait aux deux papes rivaux de se faire représenter au concile futur et d'obéir à ses décisions^.
Gerson joignit sa voix à celle de son illustre ami, mais, ses opinions sont-elles sûres et recommandables''?