‹ Le grand schisme d'occident [microform]Chapitre 125 sur 186 · T. VIII (édit. in-fol.), p · texte numérisé non relu

T. VIII (édit. in-fol.), p

4. Defensio declarationis cleri gallicani, Pars II, lib. V, c. 12.

5. GREGOROvrcs, Geschichte dér Sladt Rom in Mitielalter, t. YI, 3* édit., p. 577.

6. Bellarmin, De conciliis et Ecclesia, t. II, c. 8, p. 13 édit. 1608, Paris).

pseudo-concile de Bâle ou au concile janséniste de Pistoie.

Ce synode n'est pas une coterie prétentieuse, révoltée et sacrilège. Le nombre des Pères, leur qualité, leur autorité, leurs lumières, leurs intentions zélées et généreuses, les appuis royaux qu'ils ont rencontrés, éloignent jusqu'au soupçon d'intrigue et de cabale. Néanmoins cette assemblée n'est pas un concile comme un autre et occupe une place à part dans l'histoire de l'Eglise. Illégitime dans sa convocation, peu pratique dans le choix des moyens, ne pouvant avoir la prétention de représenter l'Eglise universelle, nuisible dans ses résultats, tel fut le concile de Pise. Il fut le principe de tous les événements historiques qui se déroulèrent de 1409 à 1414 et il doit être considéré comme le préambule du concile de Constance. Bossuet a avoué lui-même le peu de fécondité de ce synode et l'inutilité de ses efforts : « A Pise le mal augmenta, dit-il; Au lieu de deux papes on en fit trois , et ainsi la chrétienté fut divisée en trois partis, avec une aigreur plus grande qu'auparavant ^ . »

i. Histoire de France, liv. X.

Page 1