‹ Le grand schisme d'occident [microform]Chapitre 153 sur 186 · Gregorovius, Grabmâler, p · texte numérisé non relu

Gregorovius, Grabmâler, p

rait sincèrement la paix de l'Eglise. Pourtant, à l'égard du concile futur, son premier sentiment avait été mêlé de défiance et d'aversion. Il n'avait pas voulu se rendre à Constance, malgré les instances et les promesses de Sigismond. Balthazar Cossa lui avait toujours été en horreur. Il le considérait comme le principal auteur de la défection de ses cardinaux et il l'appelait « un ouvrier d'iniquité et un fils de perdition ^ . »

Dans les lettres qu'il adressait à Louis, comte palatin de Bavière, il s'en exprimait à cœur ouvert. Louis rejetait avec indignation le concile de Pise et ajoutait : « Plaise à Dieu que l'assemblée de Constance ne fasse pas tomber sur nous des maux plus graves encore! Nous attendions mieux du roi des Romains » 2.

Deux mois plus tard, Grégoire se plaint de nouveau au même correspondant du « conciliabule sacrilège » qui avait lieu. Il lui recommande de s'opposer à cette détestable assemblée et de s'en préserver comme de la peste ^,

Vers la même époque, le cardinal Jean Dominici envoyait à Sigismond des observations théologiques sur la puissance papale et sur les droits incontestables de Grégoire. Il lui notifiait en même teinps les dispositions du pontife, lequel consentait à déposer la tiare, si ses deux compétiteurs agissaient de même*.

Grégoire avait bien voulu plus tard se faire représenter à Constance par ce même vénérable cardinal, qui était aussi archevêque de Raguse. Celui-ci se rendit dans la ville conciliaire. Au-dessus de la porte du cou-

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